‹ Éléments de physique terrestre et de météorologieChapitre 171 sur 202 · CHAPITRE VIII. bgô · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII. bgô

de se ranger perpendiculaireinent au méridien magnétique terrestre , et de se centrer autour du pôle magn^ tique nord. L'arc, dès l'instant de sa formation, ne reste pas toujours dans la même position ; il peut se transporter du nord au sud ou du sud au nord : ainsi, un arc qui d'abord se sera montré près de l'horizon nord peut s'élever graduellement , atteindre le zénith , descendre vers l'horizon austral, ) rester quelque temps stationnaire, et puis revenir sur ses pas. Les pieds de Tare, presque fixes à IVst ou à Touest do la buussole , paraissent alors tourner autour de ces points comme autour d'une charnière.

11 a été constaté (jue les aies des aurores ont paru marcher soixante fois du nord vers le sud, et trenteneuf fois dans le sens opposé. Le mouvement angulaire de Tare peut monter jusqu'à 17" par minute; il n'est pas rare de le voir de 5" dans le même temps. En supposant à l'atmosphère une hauteur verticale de aoo kilomètres, et que Je phénomène eût lieu à la limite, ce dernier mouvement supposerait une vitesse effective de 3oo mètres par seconde; les mouvements des rayons auroraux sont encore plus rapides.

I^a lumière des arcs est d'un blanc jaunâtre uniforme; le bord inférieur est mieux limité que le bord supérieur, et ce dernier se termine vaguement, en se fondant avec la teinte générale du ciel. Peut-être doit-on attiibuer en partie la plus grande netteté du bord inférieur à soa plus grand éloignement de l'observateur.

L'éclat des arcs peut atteindre, mais rarement, celui des étoiles de première grandeur. Ces arcs sont précisément ceux formés presque toujours de rayons parallèles juxtaposés. Les ai es de deuxième grandeur sont assez fréquents; ceux de troisième et de quatrième le sont davantage. Les arcs de cinquième et de sixième grandeur sont plus rares.

Les arcs auroraux ont une tendance à se décomposer en rayons courts, convergeant vers le zénith magnétique. » 11 arrive quelquefois qjue la résolution de l'arc en rayous

SgA '^^ lVurore polaire.

n'est que partielle; Tare nébuleux subsiste , mais, de toutes les parties de son bord su|)éripur, sVlancent des colonnes lumineuses dirigées vers le ?.énitb magnétique; plus rarement les rayons parlent du bord inférieur et se dirigent vers Tliorizon.

Les arcs nébuleux sont formés d'arcs partiels parallèle» entre eux , juxtaposés et presque conligus. Cette disposition fibreuse est principalement observée dans les bandes /.énitbales.

Hayons (le raumre. — Ces rayons sont des colonnes lumineuses, beaucoup plus longues que larges, et qui, prolongées, iraient aboutir au zéiiitb magnétique du lieu. Il y a des rayons de toutes les longueurs possibles, depuis 1 à 3** jusqu'à lo", et même plus. Leur largeur varie depuis n) miimtes jusqu'à i ou 3**. Les rayons beaucoup plus larges doivent être considérés comme des réunions de rayons. Les rayons varient d'éclat comme les arcs; cet éclat atteint souvent celui des étoiles de première grandeur,et descend rarement jusqu'à la cinquième. JiC pied est presque toujours mieux limité que la partie supérieure. Les étoiles sont souvejit visibles à travers la substance des rayons; la disparition de leur lumière semble dépendre uniquement de la clarté du fond sur le- <|uel elles se projettent. On observe deux mouvements dans les rayons ; le mouvement longitudinal, qui s'effectue vers le zénitli ou vers Tborizon; et le mouvement latéral , qui déplace le rayon parallèlement à lui-même. Ces deux mouvements sont quelquefois fort rapides.

Des couronnes. — • Quand la partie de latmospbère terrestre située au-dessus de l'observateur est occupée par un grand nond)re de rayons distincts, parallèles à la direction de raiguillc (rinclinaisoii, ces rayons, par un effet de perspective, semblent converger vers le zénilb magnétique, qui est la rencontre de la spbère céleste avec la ligne visuelle menée de l'œil de l'observateur parallèlement à l'aiguille (rinclinaisoii ; de là résulte une couronne pourvue de ses rayons, et dont la partie centrale i-este obscure.

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