‹ Éléments de physique terrestre et de météorologieChapitre 172 sur 202 · CHAPITRE Vtll. SgS · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vtll. SgS

Oo à déterminé la position du point de fuite par rap- IK>rt aux étoiles. 1^ observations et le calcul ont con* duit aux consé({uenres suivantes î les couronnes, quand elles sont incomplètes, occupent de préférence la partie boréale de riiémisphère visible; il en est de même des arcs. Les rayons qui engendrent la couronne se distribuent dans Tespace de manière à embrasser uiie région fort étendue, mais limitée, laquelle a olrditiaiirettieilt tltie forme elliptique, allongée dans le sens est du ouest.

Lorsque les rayons de la couronne prennent un vif. éclat, entrent en mouvement, et se dépouillent de leur teinte jaunâtre habituelle pour se colorer en rouge et en vert, la couronne possède alors son plus haut <legié de nia^nificeiire. liulcpciidiininicnt de ces couronnes, il s'en produit (rautrcs extra-zcni thaïes, composées de faisceaux de rayons animes de mouvements ondulatoiies ou dr mouvcinrnts vibrât îles, et complètement séparées de la ligne visuelle qui aboutit au zénith magnétique.

Plaques et lueurs vui^ucs de Vauwre. — Lorsque le |)liénomène de l'aurore s'affaiblit , les rayons deviennent plus faibles, leurs bords plus diffus; leur lon« gueur diminue même et leur largeur devient plus con^ sidërable ; ilspi*ennent Tapparence de cutnulus lumtneui i ce sont lesplaaues de Taurore boréale. Quand leur forme . est fibreuse, elles ont une très-grande ressemblance avec les cirrus : aussi les appelle»t-ou cirrus d*aurore. Les pla* qUes aurorales se groupent, comme les rayons, en séries, et forment ces arcs ou bandes nébuleuses ressemblant, par leur forme générale et leur orientation, aux arcs ordinaires de Taurore. En examinant, d'après Tensettible des quarante-six nuits qui ont offert ce phénom^j^lenr moyenne de la première apparition est 1 1 <|Mp|fe^iip minutes du soir, leur moyenne de la disparitbn a été SI heures 3 minutes du matin. ^^^^^^SÊ^^^

La dernière phase du phénomène est la disposition de l'auioreen lueurs va£;u( s , analogues à une Ic^èi r vapeur. Ct*s lueurs, répandues sur une portion considérable du ciel, peuvent recouvrir presque eu entier la voûte cék&te^

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Leur éclat surpasse à pcnio, dans certains c ns, celui de la voie lactée; elles conservent encore (jnehiuclois des traces visibles de leur teiulaiice à converger vers le zénith magnéti(jne, ou à se disperser en arcs ou en bandes zénithales. Peu intenses dans la région du ciel au-dessus de rohscrvateur, il arrive souvent que leur accuniidation près de Thorizon y détermine une lumière assez vive imitaot uo vaste foyer d'incendie^ et que leur réverbération peut éclairer les bords des Duages sombres interposés entre elles et Tobservateur. •

Mouvements de palpitation» — Les plaques et les lueurs aurorales offrent souvent des mouvements fort îrréguliers | que les membres de la commission scienti« fique ont appelés plaques ou lueurs palpitantes j et qui forment Fun des traits les plus saillants de l'aurore boréale. L'époque moyenne de cette nouvelle phase correspond à l'intervalle entre 3 heures la' et 3 heures 53' du matin ; elle est postérieure d'environ a heures à l'apparition même des plaques. Cette apparition appartient en propre à la période de déclin. Ordinairement toutes les platjues aurorales obéissent à la fois aux mêmes alternatives de recrudescence et de défaillance de leur lumière, mais cela n'est pas général.

matière des auj'ores n'a pas assez de densité pour affaiblir bien seiisibl(;nient la lumière des étoiles. lx)rsf|ue l'aurore est diffuse et laiteuse, Ich plus petites étoiles peuvent être vues au trave?-s, et leur position ajjparcnte n'est pas ehatigée. î/aurore boic'ale rcpand quelquefois assez di' cl;irlé pour ilhuniner une partie de ralniosphère; cette clarté toutefois est moindre que celle de la pleine lune. Les lueurs auroriques ne sauraient être un efiet de ré\ crbération.

intensité lumineuse H couleurs tics aurores, — La couleur de l'aurore boréale est ordinairement blanche; mais elle peut varier au jaune pâle, et parfois tourner au rougeâtre. Plus la lumière est faible, plus la teinte ' devient laiteuse; plus elle est vive au contraire, plus les tons jaunçs se renforcent. Les mouvements rapides qui

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accompagnent toujours Taurore colorée sont le mouvement longitudinal vibratile et le mouvement latéral ondulatoire. Dès que ces mouvements deviennent assez précipités pour que les rayons se colorent, la teinte jaune brillante reflue des extrémités des rayons vers le centre; l'une de ces extrémités devient rouge, et l'autre verte. Les effets changent suivant que le rayon se meut latéralement de droite à gauche, ou de gauche à droite. IjC rouge de l'aurore est teinté de violet; suivant Mi Bravais, il n'a pas son analogue dans le spectre soiaii^. Le vert lui a paru assez franc, mêlé peut-être d'un peu de bleuâtre. La teinte ronge est la plus éclatante des deux et celle qui disparaît la dernière. • '

Le professeur Keilliaii, (jui a passé un hiver à Talvig, dans le Finmark , et qui a observé cinq effets de coloration, dit (jue le rouge est en haut et le vert en hns. Quelques observateurs ont mentionné la présence du hieu. Souvent le rouge et le vert laissent entre eu\ un jaiuic blafard intermédiaire; pins souvent encore , cette dernière couleur disparaît complètement. Les deux couleurs rouge et verte sont-elles complémentaires? On Tignore. lueur rougeâtre rappelle assez bien la lueur purpurine produite par le passage de rélectricitc à tra* vers l'air raréfié. On voit queUpiefois accidéntellement des rayons jY>ug#s isolés; il est bien rare que les arcs présentent les teintes rouge et verte des rayons. Les plaques nébuleuses n'ont jamais présenté de coloration.

L'heure moyenne des aurores colorées a été i o" 11' ; c^est vers cette heure que les perturbations magnétiques occasionnées par l'aurore aoquiè|(SHit leurs plus grandes amplitudes; t , '

Distance de Tàiifùiif,' — Jjes bbservatetirs, depuis Mairan, qui se sont oecupt^s de Taurore boréale, ont cherché à mesurer la hauteur au-dessus de la terre où ce météore avait lieu, en déterminant par la méthode des parallaxes la hauteur angulaire des diverses parties d'un arc, d'ime couronne, ou des points remarquables ainsi éclairés dans difTcreuts pays.

PE IiÀCEQaJi POLAIRE.

L'aurore du 12 septembre i6ai, observée par Gassendi à Peynicrs, en Provence, fut aperçue en même temps dans tout le Dauplnné, à Bordeaux, à l)ijt)ii, à Paris, à Rouen, dans toute FEurope, à Alep en Syrie, o'est-à-(lire à près de 700 lieues de U France, ver? l'orient.

L'aurore boréale du 19 o('tol)re i^aG fut visihle en même temps à Varsovie, à Moscou, à Saint-Ptîtcrshourg, à Home, à Nap!es,à Lisbonne, et même, selon (jut hjues relations, à Cadix. En admettant que ce phénomène se fût présenté le; plus près possible de Vbori/on , on tmuve,

{)ar le oalculi une valeur de 58 lieues ou plus de aoo kiomètres pour la hauteur au-dessus du sol du point où se coupent les deux tangentes que forment les rayons visuels des observateurs placés aui^lieui les plus éloignés. Des évaluations faites depuis, ont donor les mêmes li* mites.

Lia coromissiou française du nord avait établi, iodépen* damment de la station de Bossekop, uqe station à Jupvig pour effectuer ces déterminations. La comparaison des observations a conduit à cette conclusion , que l'auront boréale avait offert sensiblement le même aspect dans les deux stations. M. Bravais, en faisant usage de sept couph^s d'o])servations simultanées, en a conclu ([ue le siège des aurores boréales a généralement lieu à des hauteurs supérieures à 100000 mètres, et habituellement comprises entre 100000 et aooooo mètres ou entre ^5 et 5o lieues vers les limites de notre atmosphère, et que les aurores sont soumises au mouvement de rotatioi\ et de translation de la terie.

Il reste un peu de doute sur ces évaluations, car on n^ sait au juste si la position des diverses parties de l'aurore ne dépend pas en grande partie de la localité oii se font les observations; ainsi le centre de la cou«

J)ole étant le point de fuite des rayons auroraux paralèles à laiguilie d'inclinaison , est un effet de perspective oui change avec la position de l'observateur; il peut se taire qu'il en soit de oiâme de certaines parties des

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