CHAPITRE I
D'un autre cdtë, si l'on oonsulte le système des ligues isothermes d'Europe , on trouve, comme M. dé Humboldt Fa observé, que pour t« de latitude, il existe Une dlflR^
rence de température moyenne de l'année,
De Berlin à flome égale à . • .o'^.Sg
— . à Palerme o",56
De CopenhâgUe à Roikie o^52
De Paris .^^^ à Rome o^66
— à Marseille o^59
Dil Çap Nprd à Paris o^48
à Berlin o%53
• — à Palerme. « é 4 . « « . o**,5a
î^a moyenne étant d'un demi-degré, il s\'nsnit qu'en Europe, de 38° îï 'j l" de latitude, le décroissenient de la tein|)ératuce moyenne est d'un ^emi-degré pour de latitude.
Depuis le 71** de latitude jusqu'au pôle, dont on ne Connaît point la température, on n*a pas encore la loi du décaissement dé la température avec la latitude. Ce tt|it. Jette de l'incertitude sdr l'évaluation delà tempéra ttn é^ laire, c'est Tignorance oit l'on est de sa^ôirsi les tetÎNfo s'étenrlent jusqu'au pole nord, OU s'il est environné d'eau. Dans le premier Cas, M. Aràgo évalue la tempéi^attl^ du pôle à ^ d«ns le second, à — i8^ Mc^^ 1^ lui accorde qtt'Unè tem|iél^turt^ égale k Mlè v iÙsdr qu'on ne saurait admettre.
Les derniers voyages aux régions polaires portent à croire qué le pôle arctique est au milieu dé la taier; et oofoinMlilcir bassé teii^ié^ dsos 1a obèfriWomi fûtes sur la ei^è octote H PAiiiériqne, tuf Ja éèie oriAili^ de l'Asitff edtè i^f^ 4" rE«trop«, n^ déjji|it ^ 8°, on esi^^^ à ^"^^^^lae le pple.à<>td:lijpif^^^ peu diffmalv.
au p^le/atoatraf|lji n'a aucune doiyiée pAiitAfis itt^températuré. '-^l.^... /; : '■^/^'■■'^/^ En jetant les yeux soifjjopie (pl. Y), on v6ik;>nrt|^
lod J>£ LA, TElfP. DE LA TERUE.
du globe où la température est la plui basse, puisque ces points, qu'on a appelés pôles de froid, sont les centres de figures des courbes isothermes fermées qui sont les plus rapprochées des pdies terrestres.
if. Brewster assigne aux deux pôles de froid du noiti, dans les deux continents, les positions suivantes:
1*' pôle. Long. E. . de Paiis. • . 9^**
Lat..N 80**
%^ pôle. T^ng. G. de Paris • . .102°
M. Kaemtz place un des pôles au nord du détroit de Barrow en Amérique, et l'autre près du cap deTaimura en Sibérie.
M. Ber^hixusfvo)\/)limcAeY) place le pôle de froid américain vers t^'k^ de longitude ouest, 78* de latitude
nord, et lui assigne pour température — 19^,7; le pôle (le froid asiati((ue, vers 1 18** longitude est , •79" '^o' lie latitude nord, et lui donne pour t(Mii|)(M'atnre — 1 7**,^.
Ces (lëterniiiialions ne doivent rtre considérées toute- . fois (jue roinnie des valeurs approximatives, vu la ilifficulté de déterminei- la position exacte de ces points.
Au delà de l'équateur, dans l'Iiémisphère austral, il existeeneore peu (robservalionsde température movenne. Nous doinions ci-après {juelcpjes uîoyennes pouvant servir de points de repères. (Kaemtz, p. aoo.)
Lieas. Latitud* «ud. TMipAratart.
Marahan a'' 29 ay**
Rio-Janeiro 56 a3° 4^
Buenos- Ayres ... 34" 36 17" 00
Tic Falkland..,. 5 1" 00 8** /|6
Fort-Famine 53** 44. . . . 5* 04
Ces résultats indiquent que Tisotherme de 5" coupe l'extrémité méridionale dtî rAmeiitpie vers la laliluile de 55"; or, comme cette même ligne isotherme, sur l'autre liétnisplièrc , coupe la partie occidentale de l'Amérique à peu près sous une latitude semblable, il s'ensuivrait que, dans ces deux régions du globe | la
cBkvrm I. 109'
distribution de la chaleur serait sensiblement la même, jusqu'à l'isotherme de 5" ; il faudrait d'autres observations pour appuyer cette conclusion. Au delà de cette latitude, dans les deux hémisphères, on pense que la dis* tribution de la chaleur est moins symétric|ue, et que l'océan austral, à latitude égale, a une température inférieure à celle de l'océan boréal; dès lors, le pôle austral aurait une température plus basse que celle du pôle boréal. Nous ferons remarquer que les navigateurs ne sont pas d'accord sur ce point. En effet , Cook, arrêté par les glaces^ ne put aller au delà du cercle polaire. Weddel, plus tard, trouva la mer libre jusqu'au 74° de la latitude; Dumont-d*Urville, dans ses deux voyages , ne put franchir également le cercle polaire; tandis qu'a-
{}rh lui , James Ross atteignit le 78** 4' latitude. De à, on a dû conclure que, dans les mers polaires australes, il existe des bancs énormes de glace n'occupant pas tous les ans la même place, et qui présentent des solutions de continuité, entre lesquelles des navigateurs ont pu s'avancer.
Il peut se faire que ces bancs de glace (loltants, ([ui ont arrrté ([uelques voyaoours, ayrnt conlribué à leur faire exagérer la températuic inf( ricurc des régions polaires australes. Quoi qu'il en soit, on s est demandé d'où pouvait provenir vcllv. différence de température entre les deux béniisphcres. Diverses opinions ont été émises à cet égard. Les uns l'ont attribuée à la grande masse d'eau qui se ti ouve dans l'hémisphère sud , la<(uell(' réfléchit à sa surface une plus grande quantité de ra>ons calorifiques que les terres; d'autres, à la configuration particulière des terres australes qui influent sur les cou* rants marins; on ne sait rieu de positif à cet égard.
S IV, — Températures cxlnUiies obsavées dans dwers
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Il est utile, pour l'étude de la géographie des animaux et des végétaux, et de leur distribution sur le globe, de connaître les températures minima et maxima
IIP
DE LA TJUf P. JIX X^à TSaaB.
de» priocipalw r^tops, puisqu'il Mt de* iê^m f«Hi lîommey les aoîmaux ot les plantes na jpourraient aupporter sans qu'il y ail danger pour la vie.
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Cap de Bonne-Espénuice. .
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Canibridge(Maisacbas.). • . •
Paduue
Mootpellicr
Nice
Batigos ( États-Unis;. . . .
Turin
Milan
Montréal
Paris
Londres
Cumberland-House ....
Copenhague ; . .
Moscou
Stockholm.
Prlersbourg
Fort-Entreprise. .
Fort-Reliance. . . .
Bosekop (Laponîe) Porl-ÉUsabedL.,.
Lalllude.
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