‹ Éléments de physique terrestre et de météorologieChapitre 54 sur 202 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

Lieox.

Hiver.

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Dinorencc *

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Nous trouvons encore ici la preuve que plus on s'airàncedans les terres, plus les hivers deviennent froids et plus la diflereoce entre les températures estivale et hibîernale est grande. A latitude à peu près égale en Angleterre et en Russie, la température moyenne est bien différente. Un ciel sans nuages dans les régions éloignées de l'Atlantique, comme la Aussie, refroidit le sol pendant l'hiver et l'échauffé pendant l'été. Aussi les étés y sont-ils plus chauds qu'en Angleterre. Les exemples que nous venons de citer suffisent pour montrer 1 influence d^ cotes et des continents sur les tem* pératures hibernale et estivale, et , par suite, sur climats.

On a vu précédemment c|ue la température moyen d'un lieu variait, non-seulement avec la hauteur de ce lieu au-dessus du niveau île la mer, mais encore avec la latitude, abstraction faite de l'influence exercée par de nombreuses causes locales. Nous avons dit également qu'entre les parallèles de 45" et de r)5", pour 1" de latitude il y avait un cbangemcnt de tenipéi aUn e movcMUie annuelle égal à o",62. Mais ce rapport, comme l'observe M. de Humboldt, est indépendant des causes perturbatrices que le» résultais suivauts^metteut en évidence ;^

I4w<i^^^ "'^y jt^^tt^eape. Latliudc ^ '

• Paris. . . .IwWsfe?/ . io;8.^(»,> 48"5o'

- • -.; Londres 1 0,4 • . • • 5 1 3 1

• -ï^^-i Maëslricht i o, 1 . . . . 5o 5 1

' V'jà.^**''!®"* 10,0. ... 5o 5i

Dublin 9»5 . . BtM^

"^^^ Manchester 8,7 . . ,W53

* Édimbourg ^^^^^^

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1^4 ^» €UMATS» sra

Nous voyons que Paris et Ediml)ourg, qui différent de 'f^n' en latitude, ne présentent (ju'uiic difïérence de

Jans leur température moyenne au licui de que donne le calcul. Cela lient à ce qu'une péninsule, à égalité de vents prépondérants , a toujours un climat plus tmnpéré que l'intérieur des grandes mastss de terre.

M. de Uumboldt, dans le passage suivant, a parfaitement mis en évidence cette diflérenoe entre les ( limats marins et continentaux (^Asie centrale y t. Uif

« Dans le N.-ë. de rirlande, sur les côtes de Gle* a narm ( lat., 54"" 56' ), situées sous le parallèle de Rô* • nigsberg, en Prusse, le myrte végète avec la même force « qu*eu Portugal ( /m/t transactions, t.VIII, p. Ii6| « so3 et 969}. Ilj'^èle à peine en hiver^ et cependant « les chaleurs de Teté ne suffisant pas pour mûrir le « rauîn. Le mois d*août, qui dana l'est de r£urope, par « exemple en Hon|[riey est de s i^, n'atteint à Dublin (sur « la même bande isotherme de 9" ^ à 10" ) que i6^«Att « contraire, le mois de janvier, qui en Hongrie est de c — a" , et encore en LomlMrdie,sor la bande isotherme c de Padoue, Parie et Milan (iîi",5 à i a",8) à peine auo dessus de -H i", atteint en Irlande, à Dublin ( par une a température annuelle de 9 4- 4'\^- I-cs mares et « les petits lacs des îles Féroé ne se couvrent pas de glace « pendant Tliivcr, malgré leur latitude de 62". Selon les « observations de MM. Kuhn et Trevelyan, les tempéra- « tiires moyennes hivernales y sont -H [\\'^ , et les esti- « vales à peine lu" ou 1 3". » (Jameson, ed. Phys. Jour* liai, n° 18, p. i54i ctMahiman, ialiepert, der phjsiky t. IV, p. 35.)

En Angleterre, sur les côtes du Devonslnrc, les myrtes, les camellia japonica , passent l'hiver sans ahi i, en pleine terre. On y a même vu des orangers eu espahei* a peine abrités et rapportant des fruits.

Sur la côte méiidionale de l'Angleterre, Penzance, Plymouth et Gospoi*t ont les hivers les plus tempérés.

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