CHAPITRE If
La tempéralurc moyenne de Tbivcr est de -h 5** à -l-(j',8, (|noi(|nc la Icnipératurc nioycMiiic dt; ramioc ne soit que (\v i i" à I i",a, par coiisi'ujucnt de o\() siqx'*rii'ure à celle de Loiulrcs. I^i moyenne dos liivers de L'Iorence et de Montpellier diffère très-peu. Ces exemples suffisent pour montrer Tinfluenee du voisinage de la mer pour rendre les cl i mal s nioins excessifs. On voit par là (pie la partie niLTidionale et moyenne de TEurope doit la douceur de son climat, non-seulement à des cotes très-artieulées, à l'Océan (pii la bai^jne, à des mers libres do ^laee, mais envoi e au voisinagtîde l'Africpic, où se produisent d'immenses ( ourants d'air chaud dont nous ressentons les eflets, tandis (ju'en Asie, au sud, il n'existe (pie des mers (pii ne se comportent pas de meint.' (pie les continents placés dans le voisinage des tropi- (pies.
Voilà ce (|ui a lieu quand la mer est calme; mais si elle est traversée dans diverses directions par des courants qui distribuent inégalement la cbaleur des mers, les effets deviennent plus complexes. C'est en s'appiiyanl sur ces courants que l'on peut explitpicr la température douce des climats des coles occidentales de l'Europe, et les divers efTets climatériqucs (pie l'on ubservc sur les côtes orientales de TAmériquc, dont il sera question eu parlant des grands courants marins.
Dans l'étude des climats, il faut encore avoir égard, comme le pense M. de ïlumboldt, à l'inlluence des terres tropicales placées sous les mémos méridiens; sous l'équateur, par exemple, il n'y a (|ue ^ (pii ne soit pas recouvert d'eau. Dans l'iiypothèse d'HalIey sur la cause des vents alizés, cette grande masse liquide, jointe à la distribution des terres par différents degrés de longitude sur la zone équatoriale, réagit sur les courants d'air ascendants que l'on suppose être transportés sur la zone tempérée à mesure qu ils se refroidissent dans leurs courses horizontales.
Jja distribution des terres sous les tropi(|ucs a été établie comme il suit par M. de Humboldt :
176 DBS CLIMATS, STG.
Pour l'Afrique 46 1
— FAmcrique 3oi
— la Nouvelle-Hollande et
l'archipel des Iodes. 124
— l'Asie ii4
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Cette distribution est importante à connaître pour Tappréciation des tenipcratures dans les zones tempérées, suivant les difSérents méridiens. Un grand nombre d'observations de température moyenne » faites dans tes régions équatoriales, prouvent cpie la surfiicedusol pi*e8 de la mer «st de 27^,5, tandis que loin des cotes, en pleine mer, elle est de a5**,5* On voit dès lors auelle influence une plus grande étendue de terre, sous 1 équateur, doit exercer sur le climat d'un continent dont cette terre fiiit partie.
Si nous considérons maintenant la distribution de chaleur totale des portions de l'atmosphère situées au-dessus d'un continent et de l'Océan, aux diverses épocjues du jour et de raniiéo, la différence est encore plus grande, et vient à 1 appui de l'influence exercée par les tei'rcs et les mers tropicales sur nos coutitit iits.
\a; prol()ii<^t'iiu'nt des terres vers les pôles doit itiUM*venir sur la distribution de la chaleur, de ujruuupuî le rapport des terres et des mers sous les lropi(jues, puisque ce prolongement, comme on l'a \\i précédemment, tend à diminuer le froid des régions pulaii es.
M. de IIuml)oUll fait à ce sujet les rellexions suivantes ( Àsie cciumlc , t. ill, p. 178), que nous rapporterons textuellement :
« Au nord du détroit de Behring, la ceinture de glace a polaire est limitée ( llccchey^ t. I, p. 6^7 et 55i , et « t. II . p. 509) en été par une ligne sinueuse, dirigée «■du S.-O. au-N. E. ; elle se maintient, selon la tempérais ture de l'année, tantôt dans le parallèle du cap Smyth, « tantôt dans celui du cap Collic (iat. 70° \ à 7 1° i ), «c passant du continent de l'Amérique à celui de TAsie.