C0A.P1TAE II. ^J
((ui prochiît tiae plus grande somme de chalrar moyenne. En effet, si Ton suppute la chaleur moyenne solaire pour Orange et Paris, on a :
HtiB, Oranfr.
lo jours (le mars. 109 Mars ^'7^7
Avril 474 Avril /î^q
Mal. ^79>7 ^9h^
Juin .^79 aSj.dejuiu. G80
Juillet Hc)!
Celte (égalité montre qu'il faut avoir égard à lacjiiantlté de ehalcur inovcniie cl de clialeur solaire pour eoiinaîlre Tinfluenee exerc:ée par la cliali iir »ui' la vi'gétîitloii.
Dans le nord, près du cercle polaire, des circonstances particulières modifient ces rc'sullats; par e\eîn[)le, a Lyngen, près du cap ]\ord, sous 70" de latitude, on a des récoltes en blé abondantes dans des lieux abrités des vents de mer, cpioi(|uc la neige n'y disparaisse que le 10 juin; mais alors, comme il n'y a pas de nuit pendant un mois, la moisson se fait à la fin d'août : le froment a donc suivi toutes les phases delà végétation èrt 7a jours. Pendant ce laps de temps, la chaleur atmosphérique a fourni jSS'à* de chaleur, c'est-a -dire 886' dë moins qu'à Orange. Dans toutes les évaluations, il fâut tenir compte de la végétation qui a lieu pendant là nuit, laquelle est à peu près moitié de celle du jour; mais comme Tacide carbonique n'est décompose que sous l'influence solaire, il n'y a pas fixation de cat*bone9 et le travail de la fructification n'avance pas.
On ne peut donc comparer rigoureusement le^ effets calorifiques de chacune des deux contrées qu'en soustrayant du chiffre d'Orange toute la chaleur nocturne* D'après le calcul de M. de Gasparin, on a, pour les quantités de chaleur on calories nocturnes prises sur les tableaux des températures horaires :
DigUizoa by CoOglc
j>E8 CLIMATS, ETC.
Mars, 12 heures de nuit 2/|8'
Avril, 1 1 heures , 198
Mai , () heures 'à'aG
Sà5 jours de juiu, 6 heures i44
£n retranchaut 816*" de tài^Si' on a i65a^; on voit par là que l'on peut obtenir avec une certaine approximation, faute d'observations assez exactes, la soiniiie des chaleurs solaires de jour et celle des quantités de cha** leur atmosphérique de nuit.
MM. Cohn et Edwards avaient annoncé que le froment ne fournissait qu'une végétation herbacée quand cette plante était soumise à une température atmosphérique de plus de aa**; mais M. Codazzi a trouvé que le froment mictiOait sous une température constante de à dans la vallée d'Âragua , État de Venezuela. (Comptes rendus de t^écad. des se, t. XII, p. 478.) Ou pourrait citer d'autres exemples du même genre.
Le maïs présenté dans sù culture des effets analogues. Cette (*éréale mûrit mal à Paris, tandis qu'élle mûrit bien en Alsace, où le oiel est moins nébuleux. On le sème à Orange au conHuencenient d'avril, et on le récolte au mois de seplemhre. Il reçoit en tout 4i<>8^ de chaleur pendant le jour et pendant, la nuit. Le blé n'exige pour sa niatui ité que à 'j/)oo\
La pomme de terre exigea Orange iHoo^de chaleur atmosphéi Kjue d<«marsà juillet ou de juillet à octobre, tandisqu'en Alsace il lui faut 2800', el à Sauta-Fé de Bogota, suivant M. Roussingault, 2900*^. il est à ohseiver que cette plante, présentant des espèces plus j)recoces les unes que les autres , ue peut servir de terme de comparaison.
M. deOasparin, dans lexposé que nous venons de donner des régions agricoles, n'a pu les étendre , faute d'obs(>rvation8 , qu'à une portion de l'Europe. Pour j suppléer néanmoins autant qu'il est possible» nous
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