CHAPITRE m
DES MERS
SECTION 1"
D£ L £T£IfUli£ DES MEBS FT DES PROPBi£T£S PUYSJQUES
D£S £A.IJX.
§ I"' . — Étendue et profondeur.
Aussitôt que la température de la terre fut suffisamment abaissée pour que l'eau pût se maiotenir à I état liquide, une grande partie des vapeurs aqueuses qui se trouvaient dans l'atmosphère abandonnèrent Tëtat élas» tique pour se précipiter sur la terre. Les eaux dont Ja température était encore très-éievée s'écoulèrent de tous les points de la surface terrestre, pour se rendre dans les parties les plus basses, en ravinant les terrains et dissolvant toutes les substances susceptibles de l'être. Les pre* mières mers formées et les grands cours d'eau se chargèrent de sels, et très-probablement d'acides, qui saturèrent les bases libres. Lorsque la surface de la terre eut acquis un relief suffisant, les marées cessèrent de pénétrer dans l'intérieur des continents, et les fteuves diminuèrent peu à peu.
A l'époque actuelle, la surface du globe nous présente deux grands continents et des îles nombreuses, qui forment le quart environ de la superficie; puis des mers et des lacs intérieurs, (jui en couvrent les trois quarts. La superficie de la terre est évaluée à 5iooooo>^* «m.
Celle des mers et des lacs. 3700000
Celle des terres et des fies 1 400000
Il existe une plus grande étendue de terres au nord qu'au midi; pour les mers, c'est l'inverse. Leur rapport est de 8 à 5.
^34 DES MRRS.
Les terres et les mers sont ainsi reparties [Mer, die» tionnaire des sciences naiurelies, C. Prévost) :
Zoue glaciale N.,oii compte sur looo inyr. c. Teri*e 4oo,Mf*r6oo,
Zone tempérée N. îd. T. SSg M. 441.
Zone torride N. id. T. 197 M. 8o3.
Zone lorride S id. T. 3i2 M. 688.
Zono Irmpérrc S id. T. 75 IM. y/G.
Zune glaciale S •• id. T. o M. luoo.
Les deux continents n'ont pas la même direction. 1/A- «nëriqùe s*ëteud d'un pôle à l'autre; Fancien continent ^ au contraire y se prolonge dans un sens à peu près pa* rallèle à l'équateur, La partie méridionale de rAfric^ue &ît seule exception.
Les grandes pointes des contiiients sont tournées vers le sud ; l'Amérique , l'Afrique , les presqu'îles de l'Indci ie Râmtscliatka, la Californie, les Florides et le Groenland en sont des exemples. Cet état de choses ne semblet-il pas indiquer de grandes débâcles dans la même direction ?
I>es grantles rliaîncs de inonlaf^nos présentent unedireclion analoj^iR; à (X'jle cK s cont iiu iits : les Cordillc-ics en AiiitTi(juo , l'Altai et riliinalaj'a cii Asie, inellcut ce fait en évidence.
Les lacs et les grands amas d'eau affectent une semblable oriental ior». La mer Noire, l.i mer Caspienne, la merde M.'Hinara, sont dirigées de Test à rtniest.
Dans lin grand nond)re de lieux , les rivages opposés d'un mêi7ie canal ont la même conslitnlion géolo;4i(|uc. Les couches de teriains se corn\'^pondent jîarfaitt iuent, ce cjiu' annonce (pie le hias de mer inlt-rmédiaire est le résidtat d'une rupture qui a séparé les deux terres. Nous citerons les cotes de France et d'Auglelorre , celles de la Méditerranée et de l'Adriatique.
Les îles, souvent disposées par lignes et formant. des groupes, sofit également composées des mêmes ter* rains, comme si elles avaient forme jadis un seul tout.
Les continents s*abaissent ordinairement vers les mers graduellement y mais souvent aussi leur pente est ra-
Digiti-ioa Ly double