‹ Éléments de physique terrestre et de météorologieChapitre 71 sur 202 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

pide. Le point le plus élevé datas ce dernier cas est rare> ment le plus éloigné de la mer. C'est en effet ce que l'on observe en Amérique , ën Espagne et en Scandinafie.

Nous ignorons quelle est la configuration du fond des mers, mais tout porte k croire qu'elle doit avoir le plus grand rapport avec celle des continents; elle doit présenter, comme celle-ci , tics vallées, des plaines et des montagnes, dont les sommilés forment les îles. Pour se rendre compte de celte similitude, il faut se rappeler le mode de formation do la surface de la terre; formation (pii est le résultat de [}Iissements qui ont dii agir dans les parties supérieures comme dans les parties inférieures.

Les observations des navigateurs ont apprisque, dans le voisinage des falaises et des côtes escarpées , la profondeur de la nu^r est considérable, tandis que, près des cotes basses et en pentes douces, elle augmente lentement.

Le docteur Voung donne h Tocéan Atlantique une profondeur moyenne d'environ looo mètres, et à l'océan Paciiique 4ooo mètres. Dans le plus grand nombre de cas, la sonde rencontre le fond de la mer à 3 ou 4oo mètrea; dans la pleine mer, elle descend jusqu'à looo ou laoo mètres.

Il est nécessaire de donner ict quelques détermina* tions, pour bien fixer les idées:

M. le capitaine Dupetit-Tboiiars, pendant son voyage sur la frégate /a Vénus, de i836 à iBSg, a foit deux déterminations de profondeur d'un grand intérêt dané l'Océan méridional : l'une par S']** d de latitude australe et 55** 7' de longitude occidentale, à 1 85 lieues marines dans l'ouest et 8** sud du cap Horn ; le plomb est descendu, sans toucher le fond, à a4i f brasses, oU un peu plus de 4ooo Aiètres.

La deuxième détermination a été faite dans le Grand océan éauilioxial , par 4° 3a' de latitude borékie et par 56 de longitude occidentale, à a3o lieues rnali-

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Dcs au sud des iles Bunker ; la sonde est descenidoe jusqu'à 37qo mètres.

Dans les mers polaires loin des cotes, Scoresby a descendu la soude, par 76** et 77° de latitude N., jusqu'à aaoo mètres y sans rencontrer le fond; la profondeur y est donc considérable. Les mers d'Ëurope ne sont pas regardées comme aussi profondes que les précédentes.

Quant à la Méditerranée , sa pn^ondeur est très-inégale : le capitaine Smith a trouvé, entre Ceuta et Gibraltar, 1740'"; et 393 à 916 mètres, dans les parties les plus resserrées du détroit. A Nice, cPaprès de Saussure, elle est de 990 mètres. Dans la mer Adriatique , elle est beaucoup moindre. Enfin, entre les cotes de la Dalmatie et reuibouchurc du P6, elle n^est que de 44 ètrrs.

La protoiulcur de la mer csl donc du nièine ordre de grandeur que les ('l('*vati()iis des continents au-dessus du niveau moyen; tl après cela, on est poi lt' à croire qu'au maximum, elle ne surj)asse pas 5oo() mètres, laquelle correspond aux plus hautes montagnes, si l'on en excepte toutefois l'une des ( imesde rilinialaya, qui est élevée de 7821 mètres au-dessus du niveau de la nier.

En résumé, la masse totale des eaux, à la surface de la terre, n'excède pas en moyenne une couche liquide qui aurait 1000 mètres d'épaisseur et qui couvrirait tout le globe. C'est tout au plus le de l'écorce consolidée, et pas même -j-^., du rayon terrestre. Ainsi de même que , par rapport à la terre, les inégalités des montagnes semblent insensibles, de même aussi la masse de rOcéan est une fraction très-minime de la masse du globe.

§ II. — Du niveau des mers.

Toutes les mers communiquent ensemble, à l'exception toutefois des mers intérieures, et elles ont un niveau moyeu général qui, prolongé, constitue ce que Ton nomme la surface des eaux tranquilles; la Méditerranée et les golfes présentent quelques exceptions dont nous allons donner des exemples.

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