‹ Éléments de physique terrestre et de météorologieChapitre 77 sur 202 · SELS · texte numérisé non relu

SELS

'c|'p rfWkn ABAMMBS ffk*KAn

BEAGMANN.

B. L\GRANGK F.T VOGKL.

AUtbUqve.

Manche et Atlaiiu

Héditerraaée.

jClilorure de sodium.. . .

> de magnésium.

7,ao3

Sulfate de magnésie.. . .

iSo

Carbi maies de chaux et

de magnésie, etc.. . .

L'analyse de Bergmann a donné une teneur trop iorte en chlorure de sodium.

Nous donnerons encore une autre analyse du docteur Maroet, Êiite sur l'eau de mer recueillie au milieu de l'océan Atlantique du nord, loin, par conséquent , de l'embouchure des fleuves qui déversent continuellement de Teau douce da ns la mer.

Eau , 1 kilogr. SvU desM-ciiés.

Chlorure de sodium . . . 26,600 a6,6o

— de magnésium • • 5,1 34 9»9i

— de calcium i,23a 1,95

Sulfate de soude /ifiôo '

M. Marcet v a reconnu encore l'existence du sel animoniac, des iodures et des l)roniures de sodium et de magnésium probablement, et d'une matière organique. Il existe peut-être encore d'autres sels, mais en si petite (juanlité qu'ils sont inappréciables.

L'eau de la mer Morte renferme une plus grande quantité de matières salines que celle de l'Océan, dans la proportion de a5 de sels pour 100 d'eau, tandis que cette proportion n'est que de 3 pour 100 environ dans l'eau de mer ordinaire. Cette eau, dont la densité est

ftS4 ^8 UMMê.

1,2 122, a pour composition, daprès Gmplin {Atmales de physique et de chimie^ L XXXV, p. i q%) ;

. Chlorure de calcium 3,ii4

— magnésium i r,773

Bromure de magnésium. • . • • ^A^9

Chlorure de sodium 7^078

— potassium i ,674

— aluminium 0,090

— manganèse o,oaa

Sel ammoniac 0,008

Sulfate de chaux o,o53

a44oi

Eau 75*599

On est assez porté à considérer cette grande masse d'eau, en raison de la quantité de sel qui s'y trouve , comme une mer qui se dessèche.

lia salure des mers n*e$t pas la même dans toutes les. contrées. Le capitaine Kotzebue a observé que l'océan Atlantique est plus salé que Tocéan Pacifique, et que, dans chacun de ces océans, il existe un maximum septentrional et austral de salure. Le premier est plus éloigné de Téquateur que le second; le i7i//ii>?iKm se trouve dans TAtlantique à quelques degrés de la ligne; M. Lenz a été plus précis; il a dit que les maxinia étaient, en mer calme, par ^2" de latitude nord, et par i tS" de latitude sud; tandis que le niininuini existait à quelques degrés au sud de Téquateur. Dans Tocéan Atlantique, comme dans Tocéan Pacifique, la salure est plus forte du côté de foceident que du côté de l'orient, [f oj cz aussi un travail de M. Gay-Lussac, Amiales de plij' siquc et de c/iimii\\. YI, ji. 4^6.)

M. Marcet avait déjà conclu, de ses observations :

I** Que foccau méridional conllcul plus de sel que focéan sep^enlriouai , dans k rapport de i|Oa^ao k .1^2757;

CHAFtTRC 111. %SS

Que la pesanteur 5pécîfi<|ue moyenne de Teau de mer, près de Téquateur, est égale à 1,09.777, ce qui forme un intermédiaire entre celles de Teau de mer dans les hémisphères nord et sud;

3^ Qu'il u y a pas de différence sensible dans la salure de Teau de mer sous différents méridiens;

4^ Qu'aucune preuve suffisante n établit aue la mer soit plus salée à une certaine profondeur qu'à la suHaoe;

5 Que la mer, en générai, contient plua de sel là où elle est la plus profonde et la plus éloignée des continents, et que sa salure diminue toujour» dans la voisinage des grandes masses de glaces ;

6** Que les petites mers intérieures, quoique communiquant avec rOcéan'y sont beaucoup moins salées que lui;

7" Que cependant la Méditerranée contient plutôt une plus grande proportion de sel que 1 Océan.

D'un autre côté, M. de Humboltlt établit comuie il suit les proportions de sel contenues dans les eaux de mer :

Entre l'équateur et 14*^ de latitude 0,0374

Entre iS"* et a 5"" de latitude 0,0394

Entre 3o'' et 44'' ic/. o,o386

Entre 5o** et 60** id ....0,037a

Ces proportions montrent que la salure diniiniu' eu apjjrocbaut dfs régions polaires, fait que M. Marcel avait <'non( (' dans la 5*^ catégorie d(" ses conséquenees. Elle doit également varier, pat ticulièremcnt à la surface, avec la proximité des glaces permanentes, et l'importance ou le nombre des rivières qui débouchent dans ia portion de mer que Ton considère. On attribue à cette cause la moindre salure , comparée à celle de l'Océan, de la mer Blanche , de la mer Noire, de la mer Caspienne et de la mer Jaune.

On avait annoncé que la salure de la mer augmentait . avec la profondeur; mais, d'après les discussions auxquelles on s'est livré k cet égard, û résulte que les observations ne sont pas asseï npmbrettse» pour ««ablir ce fiût.

Digiti-ioa by CjOO^Ic

a56 BES MERS.

En résume y l'eau de mer, contenant en moyenne 3 pour loo de matières salines, si on évalue la quantité totale de sel que contiennent les eaux de l'Océan , on trouve que ces sels représentent une couche qui , ré* pandue sur tout le globe , ne dépasserait pas 1 5 mètres d'épaisseur, la masse totale des eaux de l'Océan étant représentée par une couche de looo mètres et la densité du chlorure de sodium étant un pou plus grande que 2.

On n'est pas bien d*accord sur la cause de la salure (le la mer; les opinions varient à cet égard. Quelques personnes pensent (pie les eaux de la mer ne reniernient plus que les résidus des substances teiuies jadis en dissolution, substances qui ont été successivement déposées. On a également avancé que les fleuves, dont les eaux ne sont jamais pures, apportent sans cesse à l'Océan des eaux contenant une petite quantité de sels, (pii doivent augmenter continuellement sa salure, attendu (jue l'évaporation trenlèv<* mw mers tjue de l'eau douce. Pour savoir jusqu'à (piel point celte opinion |)eut être soutenue, calculons approvimativement (pielle est la quantité des matières salines qui peut ainsi être ap-

f>ortée à TOcéan. Admettons ((u'il tondjc dans chaque ieu du globe i mètre d'eau à l'état de pluie, et que 1/3 seulement retourne à la mer par les rivières et les fleuves; il en résulte que la (pianiité d'eau qui arriverait k rOcéan par les rivières de tous les pays, équivaudrait à une couche couvrant les continents et qui aurait o",33 d'épaisseur, ou bien à une couche qui, répandue sur toute la terre, aurait c'est-à-dire o%o83y puisque les eaux couvrent les | du globe. Or, en supposant qu'en moyenne les eaux contiennent de sel en dissolution et que ces sels aient une densité de 2^1 , la quantité de sel enlevé aux continents, et qui reviendrait annuellement à la mer, formerait une couche couvrant le globe et ayant une épaisseur de s^j^rr= 0*^,008; ce serait o""',8 par siècle. Comme la quantité totale de matières salines contenue dans la mer peut être représentée par une couche de sel de 1 5 mètres d'épaisseur.

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