‹ Éléments de physique terrestre et de météorologieChapitre 81 sur 202 · CHAPITRE Il · texte numérisé non relu

CHAPITRE Il

avec une force plus grande (jue celle qu'elle exerce sur le centre T de la terre, parce que /// est plus prcs de la lune qucT; soit / la différence de ces deux forces. Celte différence a pour effet de diminuer la tendance de nt vers ï ou le poids de et des effets analoj^ues ont lieu pour toutes les molécules liquides qui occupent la partie convexe vers la lune. I^a pesanteur de celte masse fluide vers la terre étant diminuée, les pressions l'emportent sur le poids et déterminent un léger soulèvement de la surface moyenne vers L. Dans la région diamétralement opposée ///" à la lime, une molécule est attirée par la lune avec une. force moindre (pie celle exercée sur le centre de la terre; soit /' la différence de ces deux forces; le poiils de ni vers T sera diminué pour la force / connue Ta été le poids de m pour la première force y, et par cette raison la surface moyeimc des eaux devra être un peu soulevée par les pressions qui concouraient à maintenir la surface moyenne. Ainsi, en présence de la lune, la surface moyenne doit prendre à peu près la foiine d'un ellipsoïde un peu allongé dans le sens du diamètre dirigé vers la lune. Ces deux ménis(jues aqueux suivent la lime dans son mouvenu'nl apparent journalier autour de la terre; ils rencontrent alternativement, l'une après l'autre, les côtes des îles et des continents, et y produisent les effets décrits précédemment.

lune n'est pas le seul astre qui exerce une action attractive sur la mer; le soleil fait aussi sentir son influence sur les marées : il tend à élever les eaux à midi et à minuit, et à les abaisser à 6" du nuitin et à fV du soir. Il devrait donc y avoir quatre marées par jour, deux lunaires et deux solaires, si elles existaient séparément; mais à cause de la simultanéité d'action, il en résulte «ne marée composée, qui, dans les syzygies, cest-à-dire lors de la nouvelle et de la pleine lune, donne une haute mer lunaire correspondant à une haute mer solaire, l'intensité étant la somme des deux effets ; dans les quadratures, lorsque le méridien de la lune est à 90" du

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méhdieD solaire^ la basse mer solaire se fiiît sentir en même temps que la haute mer lunaire, et la marëe totale est la différence des marées produites par les deux astres.

En comparant les élévations y et par une longue suite d'observations fiiites dans divers ports, on a conclu que la marée lunaire est environ trois fois plus forte que la marée solaire; ainsi la petitesse de la masse de la lune est ain])1ement compensée par sa proximité de notre globe, et la ppi'pondérance de son action détermine les périodes principales du phénomène.

Ou peut, par un premier aperçu théorique, se représenter la figure de la mer comme formant deux ellipsoïdes, dont les grands axes sont diriges vers le soleil et la lune; en raison de leur peu d'excentricité , ces ellipsoïdes permettent de calculer la hauteur de la mer par la comparaison de leurs rayons. Cependant, en réalité, comme on le verra plus loin, il y a un retard dans les marées, qui exige que Ton dirige les grands axes vers un soleil et une lune fictifs, également cloigncî» dos astres véritables, et en relard sur ceux-ci.

Non-seulement les distances des astres font varier riieure des marées syzygies et (|u;ulratures , mais encore la déclinaison du soleil et de la lune donne aussi lieu à des variations. Ij*inlensilé lolalt! des marées, ou la hauicuv de Télévation des eaux, varie également avec la position des astres, leur distance et leur déclinaison. A JJrest, la valeur moyenne de la marée maximum dans les syzygies des équinoxes, ou la hauteur de l'élévation de Teau, est d'environ 5%5; elle est moitié plus petite dans les quadratures.

Les retards des marées d'un jour à l'autre sont aussi influencés par la position relative des astres. Dans son état moyen, comme nous Tavons déjà dit plus haut, le retard d'un jour à l'autre est de o\o35i. XI est à son minimum vers les syzygies , quand les marées sont à leur maximum f et alors il n'est que de 0*102723; et à son mâxîmum dans les quadratures, la valeur devient

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