‹ Éléments de physique terrestre et de météorologieChapitre 82 sur 202 · CHAPITRE ni · texte numérisé non relu

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alors 0^,05207. Enfin, les retards des marées d'un jour à Tautre varient aussi avec la distance des astres à la terre et avec leurs déclinaisons. Mais l'exaincn de toutes ces circonstances nous entraînerait trop loin, hors du cadre que nous nous sommes trace.

Plus une mer est vaste, plus les phénomènes des marées sont sensihies, car, dans une masse fluide, les impressions que reçoit chaque molécule se transmettent à la masse entière; ainsi les actions solaire et lunaire seraient insensibles sur une molécule deau isolée, et deviennent manifestes sur la masse entière de l'Océan. CVst pour cette raison aussi que les marées qui produisent de si grands cftiets dans TOcéan sont à peine sensibles dans les petites mers, telles que la mer Noire et la mer Caspienne. La grandeur des marées dépend aussi d'une multitude de circonstances locales; les côtes opposées et d'autres circonstances accessoires produisent des variétés sans nombre, qui augmentent quelquefois la hauteur des maiTes dans les détroits. C'est ainsi que les marées, qui sont petites dans les îles de la mer du Sud, peuvent devenir considérables dans nos ports.

Comme la plus haute marée a lieu lors des syzygies, c'est à cette époque que l'on doit trouver la plus grande hauteur de la mer; ce n'est pas ce jour-là, mais bien un jour et demi après, que l'on observe dans nos ports la nîarée maximum; de sorte que si la syzygie arrive au moment d'une pleine mer, c'est la troisième marée suivante qui est la plus grande. Newton, qui avait reconnu ce fait, l'avait attribué à rinertic de la masse des eaux de l'Océan, et aux ohcillations de la mer, dont les effets se faisaient sentir encore quelque temps après que les astres avaient cessé leur action. On pense que le retard d'un jour et demi de la haute mer, dans nos ports, est due à la conformation des côtes, qui, par leur résistance et le frottement, font obstacle aux mouvements des marées; ces circonstances locales no peuvent être soumises au calcul. Laplace ne doute pas que les ondulations de l'océan Atlantique et de la mer du Sud, réflé-

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chies sur la côte orientale do l'Amérique, qui s'étend presque d*un pôle à l'autre, n'aient une grande influence sur les marées que nous observons.

D'autres circonstances plus rapprochées « telles que les côtes ToisineSy les bassins ou les canaux qui font communiquer les ports à la mer, et à Textrémité desquels on peut les considérer comme situés, produisent des différences entre les hauteurs et les heures des marées, dans des ports même assez voisins (i). Ces obstacles étant les mêmes dans un même port, le retard éprouvé par les marées sur l'heure du passage au méridien de la lune, est constant pour un même lieu ; ainsi il est de 3' 3o' à Brà^^de 6' à Saint-Malo, de 3' i/a à Lo- #ieat, de lo^ I^ppe; c'est là ce qu'on appelle éiabiUsèmeiUilde porL On peut trouver cette heure en cherchant a quel moment arrive la haute mei* dans une syzygic; à midi ou minuit, les deux astres étant sar le même méridien, l'heure de la pleine mer indiquera le retard. Ainsi cette heure étant de 3^ 3o' à , Brest, il est 3^ 3o' quand la pleine mer a lieu dans ce port, lors des syzygies; et il est lo^ 3o' à Dieppe dans les mêmes circonstances.

La connaissance de l'établissement de port et des circonstances dont nous avons parlé plus haut, permet de calculer les licures des pleines mers et des basses mers dans tous les ports, et les murées uiuximum et minimum.

Indépendamment des rlTels de la pesanteur, la pression barométrique et les vents peuvent faire varier le niveau des mers. M. Daussy, en ib3G, en comparant à Brest les observations des pleines mers , c'est-à-dire en prenant le milieu entre deux pleines mers consécutives, et la basse mer mtermédiaire, a vu que le niveau moyen

(i) Les marées se transmeUent quelquefois tellemeDt loîo dans

les fleit\ (-s, (ju'ati détroit de Pauxis, daos la rivière dcs Amasoaes, à plus de aoo lieues le flux est eùcore sensible.

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