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CHAPITRE III

n*étalt pas constant, et ({u il variait suivant la pression barométrique, il a trouvé :

Haatear du baromèlfe. lltv«Ml nofen de la mer.

mm

Ces résultats montrent que, lorsque U hauteur du bnroniL'trr augmente, le niveau s^abaiase.

AI. Aimé, dans une série d'observations faites dans h port d'Alger {^Antudes de physique et de chimiey 2* série, t. XII, p. 274)* a reconnu que dans la Méditer* ranée, 1""" de variation dans le baromètre correspond à i3""'' de variation en sens inverse dans le niveau de la mer : c'est à peu près le rappoit de densité entre le mercure et l'eau de mer. Il ràulte de là que la pression atmosphérique moyenne restant la même sur toute la surface de la Méditerranée, lorsqu'il y a augmentation de pression sur un point il y a diminution sur d'autres, et la surface de Feau s'infléchit suivant le poids de l'atmosphère qui repose sur elle.

Il faut peut*étre attribuer à des variations dans la pression atmosphérique les seiches des lacs de Suisse; on nomme ainsi des crues qui font élever l'eau dans c ertains endroits, sans que les circonstances extérieures aient en apparence changé.

Les vents ont aussi parfois une influence très-niarcjute sur les mouvements de l'Océan; près des continents, suivant leur direction, ils tendent à refouler les eaux. A Brest, à ï.orient,à Rochefort , la marée, toules choses égales d'ailleui's, ne monte jamais plus liauL que parles vents d'ouest; sur les côtes des Etats-Unis, ce sont les vents d'est qui produisent les mêmes effets, dans la Méditerranée, la nier s'exhausse le plus dans les ports de Géues, de Toulon et de Marstf lie par le vent du

sad; dns les ports d^Alger, de Bougie et de Tunis, par les vents du nord.

EnfiOi de violents ouragans excitent à la surface des mers des oscillations qui ne modifient que localement et accidentellement le flux et le reflux. Mais, indépendamment de ces variations accidentelles, rjui ne font pour ainsi dire que de rider 1» surface de i Océan, au milieu des circonstances locales particulières et des variétés sans nombre dont il est impossible de tenir compte théoriquement, te phénomène des marées est une des manifestations les plus évidentes des effets de Tattraction universelle.

Dans ce paragraphe, nous n'avons en pour bat qu)e de donner un aperçu des marées; nous renvoyons, pour plus amples détails, et pour les lois de ce phéno* mène, au Système du monde de Laplace et à T Astronomie de Lalande.

$ IL — - Des counmis matins.

Indépendamment des mouvements des (îaux occasionnés par les marées, par les diflérences de niveau, de sa* lure, dont il a déjà été question, la surface des mei^ est sillonnée par des courants dont il importe au navigateur de connaître la direction pour les suivre ou les éviter au besoin. Quoique ces phénomènes, qui intéressent au plus haut degré la navigation et la physique terrestre, aient été un objet d'étude de la part de tous les navigateurs, néanmoins on ne connaît pas encore tontes les causes de leur production. Avant d'entrer dans quelques détails à ce sujet, il est nécessaire de connaître la direction, la position et Tétendue des différents courants qui se manifestent dans la masse de l'Océan.

On peut classer les courants en trois grandes divisions , comprenant :

i" Les courants constants.

5t** Les cojjpants périodiques.

3^ Les courants variables et accidenfeb.

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