DÉPENSES ET RÉPONSES
178. Lorsque les parties ont respectivement constitué avoué, il leur est loisible de se signifier des écritures, afin de préparer les voies aux plaidoiries, qui doivent avoir lieu plus tard à Taudience, Ces écritures reçoivent habituellement le nom de requêtes (voy. p. 33, not.l), mais Texpression propre 9st celle de defen$ea,
fin rendant las défenses purement facultatives, au lieu d'autoriser, comme le faisait Taocien droit, les jugements par défaut faute de défendre, le législateur moderne a déjà consacré une utile réforme, puisqu'il a permis, dans les procès où les écritures peuvent Mre considérées comme inutiles, d'éviter les frais qu'elles entraînent. Faal-il aller plus loin , et en proscriri l'usage d'une manière absolue ?
On ne saurait nier qoe, dans la plupart des cas, il ne soit utile, pour le défendeur, de poaer sa défense d'une manière nette et précise, et pour le demandeur, d'exposer ses moyens d'une manière un peu plus complète qu'il n'est possible de le faire dans un exploit d'ajournement. Rien de plus convenable que de préparer ainsi le terrain de la discussion : on Ta dit souvent avec raison , une question bien posée est déjà à moitié résolue. On ne peut donc qu'approuver, en principe , les dispositions du Code de procédure
El aotorisent le défendeur à signifier des défenses, et Je deman* iir, de son oôté, à lui notifier une réponse. Mais ce qui a pu amener de bons esprits à révoquer complètement en doute l'utilité de ecs requêtes , c'est l'abus qu'on en a fait trop souvent dans In pratique, ofc , pour augmenter les frais, on s'est livré à des déve*- Inppementi parasites, peu pronres à donner des éclaircissements sérieux sur Tobjet dn litige, di le juge taxatenr a un pouvoir discrétionnaire pour réprimer de pareils abus , en refusant toute rétribution pour des requêtes de cette nature, il faut avouer pourtant que le rejet de la taxe n^interviendra qu'au cas où il y aura excès évident, la loi n'ayant point fixé, du moins en général, de maximum pour le nombre des rôles (1). Mieux vau*^
(I] On appelle rile un feniltct contenant deax pan<^' (tVrrilure : le rgcto et le v«rfo.