‹ Éléments de psychologie expérimentaleChapitre 112 sur 358 · Ribot, Imagination créatr · texte numérisé non relu

Ribot, Imagination créatr

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tion et de coordhmtion des différentes images dont la réunion systématique constitue la pensée de cet objet, de cet événement... Que le phénomène supérieur diminue, qu'il soit moins précis, et il se rapprochera du phénomène inférieur ; que le phénomême inférieur augmente de complexité et de cohérence, et il se rapprochera du supérieur » Un psychasténique, qui avait l’impression de rirréalité du monde extérieur, s’exprimait ainsi : « Dans la vision que j'avais autrefois, un objet était composé d'une foule de détails ; si vous voulez, il y avait dans cette surface de l'objet au moins 3.000 petits points différents que je voyais tous à la fois ; maintenant il me semble qu'il n'y en a plus que 1.500. )) a La sensation réelle ou l'hallucination d'un chien est un ensemble d'images visuelles, tactiles, auditives meme, très variées. Pour passer de l'une à l'autre, il faut, non pas renforcer, mais compléter l'image. Ce serait bien maladroit, en foÆe d'un sujet qui voit difficilement les hallucinations, que de répéter, ménfie en criant très fort ; « Tu vois un. chien, tu vois un chien » ; on n'arriverait à rien. Il faut préciser et compléter l'image : « Tu vois ses oreilles, tu vois sa queue, tu vois ses longs poils de couleur jaune, tu entends qu'il aboie... » La complexité de l'image a donné naissance à son objectivité » Ce critérium ne s’applique pas toujours : il est évident qu’il n’est d’aucune utilité pour les représentations non complexes, comme l’image d’une nuance de bleu ou d’une note de hauteur donnée. Pratiquement il convient aux images d’une certaine complexité en vertu du critérium dont nous allons parler.

3° L’image ne s’accorde pas avec l’état que doit avoir la réalité présente conformément à notre expérience passée. Ainsi les objets imaginés sont perçus sans le secours des organes périphériques ; le soleil imaginé n’éclaire, ni ne chauffe ; la représentation n’a pas la stabilité et la fixité qui caractérise l’état primaire *. Les éléments représentés

1. N. et I. f.,t. 2, obs. 50, 169. Cf. Obsess. et Psychaafc., t. I, 644-551.

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