N. et I. f., t
2. Mario et Lherniitte, Paralysie générale, Tr. înt. de Ps. path., t. 2, 176-177.
3. Cf. Janet, Etat mental des hystériques, 71-77 ; Névroses, 39-47. Ribot, Maladies de la mém., 14® éd., 57-63, 96-98. Dromard ©t Levassort, Amnésie, Aie. 1907, 14-22.
4. Janet, Etat mental des hystériques, 77; Peillaube, 1. s. o,, 202-203.
é. Ribot, 1. s. c., 94-95 ; cf. 90-102,
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venirs suit au contraire la marche inverse. Ainsi dans les maladies mentales, les souvenirs les plus anciens et les plus familiers sont les derniers à disparaître, tandis que les plus récents sont les premiers à s’effacer En particulier dans la paralysie générale, la paralysie infantile, l’alcoolisme, la démence sénile, on constate facilement la vérification de cette loi La mémoire des noms propres est d’abord atteinte ; plus une conception est concrète, plus le nom qui lui correspond est vite oublié (les noms universels ont en effet un plus haut degré d’organisation) La loi de reproduction a été vérifiée par Pitres sur les aphasiques : ils recouvrent d’abord leur langue maternelle, puis les langues les plus familières, enfin celles qui ont été acquises en dernier lieu ; les groupes plus fortement et anciennement organisés revivent les premiers
Des amnésies il faut rapprocher les hypermnésies, c’està-dire « les cas où ce qui 'paraissait anéanti ressuscite et où de pâles souvenirs reprennent leur intensité » L’hypermnésie peut embrasser un ensemble d’événements, présenter avec une vivacité particulière tous les détails d’une période de la vie : par exemple dans des cas de fièvre aiguë, d’intoxication, de danger de mort *. Elle porte parfois sur les faits de la première enfance , sur des circonstances qui semblent formellement oubliées ®, ressuscite des sensations dont il paraît impossible de garder le souvenir. Le cas cité par Coleridge est célèbre : dans un accès de fièvre, une jeune femme illettrée récitait des phrases latines, grecques.
1. Lugaro, Diagnostic histologique des maladies mentales, Tr. int. de Ps. path., t. 1, 491.
2. Cf. Tr. int. de Ps. path., t. 2, pass. ; Schloess, Introduction à l’Etude dos maladies mentales, tr. fr,, Bloud 1909, 35-42, 30-35.