Janet, Et. ment, des hyst
6. Cf. Abramowski, Résistance de l’oublié, J. ps. n. et p. 1910, 301-331 ; J. ps. n. et p. 1911, 221-245.
IMAGES
3° Conclusions.
a) La fixation et la conservation des souvenirs dépendent de l’état cérébral. Les cas d’hystérie sembleraient pouvoir faire exception, puisqu’on ne connaît pas les lésions relatives à cette infirmité ^ ; mais, comme on l’a remarqué, les dysmnésies et amnésies hystériques sont toujours apparentes, et d’ailleurs on est unanime à déclarer que l’hystérie est due à une mauvaise condition du système nerveux central, bien que l’on ne puisse déterminer dans l’état actuel de la science la nature de cette défectuosité. On peut dire avec A. Marie : « Lhcure est proche où de la nosographie psychiatrique se trouveront éliminées les névroses et psychonévroses sine materia et sans substratum organique défini sous-jacent »
h) On constate dans l’idiotie, la démence sénile, et dans d’autres cas de dégénérescence cérébrale accentuée, une impossibihté de fixer les souvenirs. Cette incapacité n’est cependant bien constatée que pour les faits et par conséquent l’expérience ne prouve directement que l’impossibihté de faire et de reproduire cette synthèse d’images qui constitue la représentation du fait.
c) L’amnésie, ou « l’oubli proprement dit », ne semble pas consister dans la perte de certaines images déterminées, mais dans la dissociation de synthèses d’images représentant certains faits, et encore rien ne prouve que dans des circonstances exceptionnelles les synthèses désorganisées ne puissent se reformer
d) L’oubli total existe-t-il ? Les éléments des synthèses qui s’organisent pour représenter les faits peuvent-ils euxmêmes disparaître ? Cette question n’est pas résoluble dans l’état actuel de la science *.
1. Raymond, Névroses et PsychonévTOses, Delarue 1907, 2-3, ou Tr. int. de Ps. path., t. 2, 2-3.