James, Pr. de ps., 339-341 ; Ribot, Imag. cr
a-t-on remplacé la loi trop imprécise d’Aristote par les lois suivantes : a) Loi d’Hamilton ou de réintégration ^ : « Chaque image tend à reproduire l’état complet dont elle a fait partie ; chaque membre d’une série la totalité de la série » ; le fait psychique passé tend à revivre, b) Loi de l’intérêt ou de Shadworth Hodgson * : « Parmi les diverses images dont l’évocation est possible en vertu de la loi d’Hamilton, celle-là s’éveille en fait qui présente le plus grand intérêt, c’est-à-dire celle qui correspond le mieux au contenu de la conscience au moment donné. » c) Loi de dissociation : « Certaii^ éléments se séparent des éléments avec lesquels ils ont été en contiguïté en vertu de raisons subjectives et affectives qui tendent à exclure de la conscience ce qui n’intéresse pas. » Paulhan a voulu faire rentrer les lois d’association des images dans deux lois générales de l’activité psychique : a) Loi de l’association systématique : « Tout fait psychiqiie tmd à s'associer et à faire naître les faits psychiques qui peuvent s'harmoniser avec lui, qui peuvent concourir vers une fin commune ou des fins harmoniques, qui, avec lui, peuvent former un système » 6) Loi de l’inhibition systématique : « Tout phénomène psychique te7id à empêcher de se produire, à empêcher de se dévelop2)er, ou à faire disparaître les phénomènes psychiques qui 7ie peuvent s'unir avec lui selon la loi de V association systéynatique, c'est-à-dire qui ne peuvent s'unir avec lui pour une fi^i commwie ^ » Ces deux dernières lois semblent être des lois de l’activité mentale, en prenant le mot « mental » au sens strict : elles énoncent plutôt la manière dont l’activité volontaire régit le cours des images que le j)roce3sus d’organisation restreint à la vie sensitive. De fait on constate que les associations d’images chez les aliénés, dans les états maniaques ou oniriques, ou chez l’homme normal dans l’état de rêve,