Paulhan, 1. s. c
IMAGES
s’écartent d’autant plus des lois de Paulhan que l’intelligence exerce moins son influence
C. Conclusion. Les lois de réintégration, de dissociation et d’intérêt, sont peu rigoureuses, le mot « intérêt » n’ayant pas un sens suffisamment déflni. En somme ces lois peuvent se résumer dans cet énoncé plus général : « Les états de conscience passée ont une tendance à se reproduire : ils se reproduisent de fait dans la mesure où cette tendance à la réviviscence se compose avec les tendances répondant aux états de conscience du moment » Dans le cas particulier d’un sujet atteint de monoïdéisme, c’est-à-dire ne pouvant réunir dans le champ de sa conscience plusieurs faits psychologiques, une circonstance faisant surgir un élément d’un état passé pourra déclancher l’état tout entier : c’est ce qui peut se vérifier chez les cataleptiques :
« Je mets les mains de L. dans la 'prière, et la figure prend une expression extatique... Je la vois qui se lève du, siège où elle est assise et qui très lentement fait deux pas en avant. A ce moraent elle plie les genoux, triais toujours avec une lenteur singulière ; elle s^ agenouille, se penche en avant, la tète inclinée et les yeux levés au ciel dans une merveilleuse posture extatique... La voici qui se relève..., elle baisse la tète davantage et met ses mains jointes devant sa bouche, elle avance cinq ou six pas plus lentement que tout à V heure... La voici maintenant qui fait un grand salut respectueux, s'agenouille encore une fois, relève un peu la tète, et, les yeux à demi-clos, entrouvre ' les lèvres... Elle se relève, salue encore, et, la tète tout à fait inclinée, revient se mettre à genoux dans sa position primitive » L’image du début de l’acte de communier a déclanché la suite des éléments psychologiques de cette action passée et de leurs réactions motrices.
1. Cf. Dromard, Plasticité dans l’association des idées, R. ph. 1007, t. 2, 631-538. Cf. Binet et Simon, Folie maniaque dépressive, Ann. ps. 1910, 178-179, 191-192, 368.