Myers, 1. s. c
sions des sens en trois catégories : P Cette synthèse des images et de la sensation a été habituellement vérifiée dans le passé, et il s’est ainsi formé une tendance quasi spontanée à revêtir l’objet senti des qualités imaginées. Ces illusions peuvent être considérées comme normales, en sorte/ que le sujet chez lequel elles n’existeraient pas spontanément pourrait être classé comme exceptionnel : elles ont en effet leur racine dans le cours ordinaire des phénomènes et chaque sens a normalement les siennes 2° Le sujet connaissant, par suite d’un déficit actuel, est incapable d’exécuter sur les images accompagnant la sensation le travail de la mise au point ; tel est le cas des illusions d’origine affective 3° Le sujet connaissant, par suite d’une direction donnée à l’attention ou d’un autre motif, n’atteint pas par la conscience explicite tous les éléments connus normalement par la sensation, certains de ces éléments restant subconscients ; il en résultera un jugement faux sur la perception de l’objet.
P Illusions normales. Citons quelques exemples plus connus : a) Illusion d’Aristote : si on croise deux doigts et si on fait circuler un objet dans leur intervalle, on perçoit deux objets ; si on place la main, la paume en l’air, sur une table, en croisant les doigts au-dessus du médius, et si un objet est mis en contact avec l’intervalle ainsi formé, la partie supérieure de cet objet est localisée au-dessous de sa partie inférieure Croom- Robertson a expliqué le premier fait : l’objet a touché les deux doigts sur ceux de leurs côtés qui ne coopèrent pas normalement à la perception d’un même objet. Le deuxième fait prouve que la localisation relative de deux points de la peau est communément estimée d’après la situation relative de ces parties dans le corps occupant sa position normale h) Illusion des ampu
1. Seashore, Elementary exp., XIV, Normal illusions, 172-190»
2. J. M. s. j., 1. s. c., R. q. sc., 1909, t. 1, 241 ; Dromard, 1. s. c..