Woodworth, 1. s. c
3. Pawlow, Excitation psychique des glandes salivaires, J. ps, n. et p. 1910, 103,
l88 MOUVEMENTS (49)
L’influence motrice des connaissances sensibles est encore plus facilement saisie dans les cas pathologiques ayant pour effet de restreindre le champ de la conscience ; le sujet ne pouvant alors avoir présent à la conscience qu’un petit nombre de phénomènes psychiques simultanés, le mouvement résultant d’une sensation ou d’une image rencontrera moins de courants inhibiteurs. Des désordres moteurs apparaissent nettement dans l’hystérie, soit par la suppression de certaines connaissances qui disparaissent du champ de la conscience, soit par la fixité d’images accaparant ce même champ ; nous signalons les cas les plus notables de ces deux formes d’influence motrice : a) Certaines sensations provoquées par des excitations extérieures tendent à persister indéfiniment par suite du rétrécissement de la conscience ; elles ne sont en effet « ni arrêtées, ni contrôlées » Corrélativement des dispositions musculaires déterminées se fixent chez le sujet : « C^est parce que J, a rêvé toute la nuit à son piano qvCelle a eu la main contracturée dans la position de V octave ; elle rêve qu'elle déménage son mobilier et qu'elle monte sans cesse V escalier, au réveil elle a une contracture des jambes en flexion comme si elle montait des marches... L., matelot sur un navire marchand, et qui déjà antérieurement avait eu des accidents hystériques, reçoit sur la poitrine et V abdomen le choc d'une barrique qui roulait sur le pont ; il n'a aucun mal, mais il reste courbé en avant par une contracture permanente des muscles de l'abdomen et du thorax » Dans le somnambuhsme, la catalepsie, l’épilepsie, le champ de la conscience est réduit à son minimum, et parfois la persistance d’une image motrice ou autre suffit pour qu’un état motem’ se continue jusqu’à épuisement : « Magnan cite le cas d'une femme prise de vertige pendant qu'elle coupait des tartines de pain à ses enfants ; elle continua à accomplir les mêmes mouvements et se fit au bras une blessure profonde avec le couteau ; et de même un faucheur aiguisait sa faulx ;