‹ Éléments de psychologie expérimentaleChapitre 195 sur 358 · Janet, Et. m. des h · texte numérisé non relu

Janet, Et. m. des h

MOUVEMENTS

surpris par un vertige, continuant avec la main droite son mouvement de va-et-vient, il se fit de cruelles blessures » Les cataleptiques gardent leurs membres dans la position où ils ont été placés ; il y a contracture, rigidité des muscles que l’on ne peut que difficilement fléchir. D’autres fois la simple image du début d’une scène passée suffira à déclancher automatiquement tous les mouvements constituant la scène ^ (34 2® C). Citons encore les cas d’écholalie et d’échomimie dans lesquels les sujets par un automatisme irrésistible reproduisent les paroles entendues ou les mouvements vus h) De même l’absence de certaines images rend le mouvement impossible, en sorte qu’on a pu dire que les paralysies hystériques n’étaient que des amnésies J. entend certains mots et ne peut les prononcer, mais si elle voit ou se représente visuellement le mouvement des lèvres, l’articulation devient possible ® ; à la suite d’uno blessure, un ouvrier avait une complète insensibilité (tactile et musculaire) de l’avant-bras droit et de la main droite : « Tous les mouvements et positions même peu compliqués de Vextrémité droite, comme par exemple, tenir les doigts écartés, diriger Vextrémité d’un doigt vers un point donné, lever les doigts comme pour jurer, etc., étaient troublés de façon caractéristique. Le blessé pouvait les exécuter d^une façon à peu près normale, tant quHl regardait et contrôlait avec les yeux le cours des mouvements et leur résultat ou le maintien de la position. Mais, dès qu’il fermait les yeux, il en était tout à fait incapable^ . » On remarque dans les cas analogues au précédent que le mouvement est commencé, mais il se poursuit d’une manière entièrement désordon-

1. Magnan, Leçons cliniques sur l’épilepsie, recueillies par Briand^ 37, c. par Tassy, Propriétés du fait mental, J. ps. n. et p., 1907, 198.

Page 1