‹ Éléments de psychologie expérimentaleChapitre 196 sur 358 · Ebbinghaus, Pr. de ps., tr. fr · texte numérisé non relu

Ebbinghaus, Pr. de ps., tr. fr

MOUVEME:?iTS

née ; Janet en donne une raison qui ressort manifestement des expériences qu’il cite . les sujets ont une anesthésie musculaire du membre, et dès lors les sensations kinesthésiques ne peuvent plus guider, apprendre l’exécution partielle du mouvement, d’où l’incorrection de l’acte accomph K Quand bien même certains mouvements pourraient s’effectuer dans le membre insensible, ils manifestent toujours quelque déficit : Duchenne a constaté que, si l’on commande à un hystérique de faire un mouvement avec les deux mains, la main insensible est toujours en retard malgré les efforts du sujet 2 ; de même Janet a remarqué un affaibhssement notable dans le muscle insensible même chez des sujets vigoureux, asthénie qui disparaît d’ailleurs lorsqu’on attire l’attention du malade sur le membre Dans le cas où l’anesthésie s’étend jusqu’à la racine du membre, on a le syndrome de Lassègue : il faut la vue pour remuer le membre ; si le sujet comiaît la position du membre au début du mouvement, l’image visuelle peut suffire et le bras levé, sans que le malade le voie, garde une attitude cataleptique *. On voit sans peine comment tous ces faits s’accordent avec les lois de la motricité spécifique. Certains mouvements complexes systématisés deviennent également impossibles alors qu’il n’y a pas d’anesthésie dans les muscles et que tous les muscles partiels intervenant sont parfaitement capables de s’exercer ; dans l’astasie-abasie par exemple, le sujet ne peut se tenir debout, tandis qu’il peut sauter, ramper, etc. Tel peut articuler une prière en anglais, mais pas dans sa langue maternelle ®. Les muscles de la phonation sont en parfait état chez l’abbé K., mais une préoccupation excessive de conscience ayant attiré son attention sur la nécessité de surveiller ses paroles, il

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