De la Vaissière, 1. s. c., t
TENDA>’CES
un autre genre de désordre beaucoup plus grave qui no se limite pas, comme dans le cas de l’émotion, à la finalité dynamique d’une fonction particulière, mais s’attaque à la finalité qui réunit dans un seul complexe toutes les réactions de l’être sentant (53, 54) : ce désordre est la passion. La passion trouble la distribution des énergies de l’être et draine à son profit les activités qui normalement devraient avoir un autre exercice ; l’émotion modifie momentanément l’exercice d’un rouage de la machine, la passion change d’une manière stable la fin même du mécanisme, s’efforçant de lui faire produire un autre résultat : « La passion est le résultat d'un drainage à son profit de V énergie totale.^ »
« La passion est essentiellement un phénomène de coalescence. Elle consiste dans ce fait qu'une tendance non seulement s'est développée plus puissamment que les autres à leur détrimenty mais s'est en quelque sorte assimilée toutes les autres^ les fait rentrer dans son tourhillony concentre sur ce point toutes les énergies de l'étre »
c) Un troisième désordre des tendances serait celui d’une fonction qui n’aurait pas son exercice spécifique ; l’excitation au lieu de provoquer la réaction motrice normale des individus de l’espèce déclancherait un processus moteur différent, par exemple certains hommes ont une tendance à manger de la terre (géophagie). C’est le cas de l’inversion des tendances, ou de leur perversion, selon qu’il s’agit de tendances naturelles ou acquises.
L’étude expérimentale des passions, des inversions et des perversions n’est pas assez avancée pour trouver place dans un manuel élémentaire ; nous indiquerons seulement dans ce paragraphe quelques résultats relatifs aux émotions.