‹ Éléments de psychologie expérimentaleChapitre 238 sur 358 · Dürr, 1. s. c., Ann. ps · texte numérisé non relu

Dürr, 1. s. c., Ann. ps

TENDANCES

minute Tattention ne se maintient pas K Elle procède par fluctuations ; si on voulait représenter la marche de l’attention pendant un temps notable par un graphique, on aurait comme une série d’ondes dont chacune se composerait d’ondes plus petites qui à leur tour contiendraient plusieurs fluctuations. La longueur d’onde de l’attention (celle de l’onde moyenne) varie avec un grand nombre de conditions (excitant, pratique, tempérament, effort, etc.). Les petites fluctuations ne semblent pas accessibles à la mesure ; chaque onde moyenne ne semble pas pouvoir durer plus de 10 ou 12 sec. Myers fait remarquer que l’oscillation semble une loi générale des processus psychophysiques : on la retrouve dans les images consécutives, dans la rivahté binoculaire, etc.

d) Degré d’intensité de l’attention. La solution de ce problème serait particulièrement intéressante, principalement au point de vue pédagogique : savoir ce qu’un élève peut donner d’attention et sous quelle forme il peut donner le plus grand effort d’attention est un renseignement précieux entre tous pour le maître. Bien des méthodes ont été proposées : mesure du rendement d’un effort d’attention soit pour un sens en particulier, soit pour l’attention prise en bloc ; mesure de la force d’excitation nécessaire pour distraire un attentif Par exemple il faudra compter aussi rapidement que possible combien de fois une lettre déterminée se trouve dans un texte donné : une des difficultés est d’estimer la valeur de la faute, car omettre une lettre à telle place, au début ou à la fin dd texte, dans un mot long ou court, etc., ne représente pas un déficit égal dans l’attention *. La mesure de l’excitant nécessaire pour distraire semble plus abordable, mais il est bien douteux

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