L’Intelligence, Sohleicher
appréciables^ ou bien la pensée peut être accompagnée de certaines images qui sont insuffisantes pour Villustrer complètement ))
Marche des expériences : les sujets étaient au nombre de vingt. La plus grande partie des épreuves a porté sur deux filles d^ l’expérimentateur. On procédait par interrogatoire oral ; le compte-rendu était donné oralement, ou par écrit, ou par un dessin ; parfois les sujets ne se doutaient même pas qu’il s’agissait d’une expérience à faire et, dans tous les cas, en ignoraient le but. L’interrogation n’était pas directe comme dans l’enquête de Ribot : une question était posée au sujet, puis il était interrogé sur les images, sur le I)rocessus psychologique qui avait accompagné le travail de réponse à la question. C’est, on le voit, la méthode appelée « de Wurtzbourg ». Cette enquête présente dans ses procédés une très grande supériorité due à la connaissance des sujets, à l’élimination des facteurs suggestifs, et aussi à la très grande habileté de l’expérimentateur pour le choix et la position des problèmes.
Résultats : a) « On peut comprendre le sens d^un mot sans rien se représenter, c’est-à-dire sans avoir aucune image. » h) « V image est bien moins riche que la pensée ; la pensée d’une part interprète V image qui est souvent informe, indéfinie ; d’autre part la pensée est souvent en contradiction avec Vimage. » c) « Enfin, et c’est là le fait capital, fécond en conséquences pour les philosophes : toute la logique de la pensée échappe à l’imagerie » Ces conclusions ont d’autant plus de valeur qu’elles étaient contraires aux préjugés de l’expérimentateur et contredisaient ouvertement les théories de son livre « La Psychologie du raisonnement ».
3® Expériences de Marbe *.
Objet des expériences : déterminer la nature du jugement,