Position du problème
La tendance sensitive a été définie : « une disposition à répondre à une excitation sensitive déterminée par des réactions déterminées ». L’expérience a établi l’existence d’une motricité spécifique des sensations et des images, et par conséquent de tendances sensitives, soit instinctives, soit acquises. Il est évident que certaines réactions se produisent en vertu de phénomènes intellectuels que les expériences citées au ch. 7 ont nettement séparés des faits sensitifs, en particulier en vertu de jugements.
Le lien qui lie la réaction à l’excitation dans le cas où cette dernière est un jugement présente des caractères très différents de ceux des tendances sensitives. La réaction au jugement n’est pas du tout celle qui est spécifique des images et sensations concomitantes, mais elle est celle qui est exprimée i)ar le sens logique du jugement : tel acte est fait à telle heure ou est omis, parce que j’ai jugé bon de le faire ou de ne pas le faire à ce moment. L’ensemble de l’activité des tendances sensitives est loin de présenter l’unité, l’harmonie des tendances exercées par le jugement : « Il rCest rien de 'plus fréquent qu'une résolution volœitairCf celle de faire un livre ou de mener à bien une entreprise^ se prolongeant pendant des années... {L'activité automatique au contraire) ne se prolonge pas longtemps dans le même sens, elle manifeste une perception, puis une autre qui n'a aucun rapport avec la première, elle paraît dans son ensemble très incoordonnée et variable » L’activité des tendances sen-