Janet, Aut. pa
sitives répète des complexes « excitations -réactions » innés ou acquis par l’habitude, l’activité due au jugement suscite des réactions nouvelles. Ces deux activités se présentent d’ailleurs souvent comme opposées l’une à l’autre ; c’est un fait attesté par l’expérience universelle, et les cas patholoigques montrent des actions compliquées exécutées malgré la désapprobation formelle et entière du jugement : « Quand X tient un crayon sur du papier, elle commence à faire des traits, des gribouillages informes ; die trouve cela ridicule, mais elle ne peut darrUer avant d'avoir couvert de ces traits tout le papier. Elle a aussi la manie de se manger les ongles et en est arrivée à se faire saigner les doigts et à les déformer complètement ; elle trouve cela absurde, laid, douloureux, et me promet de ne plus le faire, mais elle recommence immédiatement. Si je lui fais beaucoup de reproches, elle se met à pleurer et continue à ronger ses ongles en murmurant : je ne peux pas »
On peut donc atteindre par l’étude des réactions extérieures la manifestation d’une activité liée au jugement et présentant des caractères clairement distincts de ceux des tendances sensitives ; cette activité est connue sous le nom d’activité volontaire et sa nature est étudiée en Psychologie rationnelle. Nous indiquerons dans ce paragraphe certaines expériences récentes ayant eu pour but d’étudier cette activité, non dans ses réactions motrices, mais dans ses antécédents et ses concomitants psychologiques.