‹ Éléments de psychologie expérimentaleChapitre 304 sur 358 · Vaschide, Hallucinations télépathiques, Bloud · texte numérisé non relu

Vaschide, Hallucinations télépathiques, Bloud

2. Cf. 1. 3, ch. 49-61 ; 1. 4, ch. 33 ; Bononiae 1737, t. 3, 697-725 ; t. 4, 473.

3. Myers, Personnalité hum., tr. fr.. Aie. 1905, 401-421. Schiller, Humanisme, tr. fr., 471-499.

4. Cf. les livres édités par « The Order of the white rose », Syracuse, N. Y. et par « The psychic research Company», Chicago.

PHÉNOMÈNES TRANSCENDANTS

émotif est fertile en illusions (39-41) et éminemment défavorable à une saine appréciation des états psychologiques par l’introspection. Enfin et surtout, dans l’immense majorité des cas le sujet est un névropathe, un hystérique. Dans les expériences médiumniques tous reconnaissent que la « médiumnité » est liée à un état névropathique ; pour Janet : « la faculté de médium doit dé'pendre d’un état morbide particulier analogue à celui d’où peuvent sortir plus tard Vhystérie et V aliénation ^ » ; Flouriioy incline vers la même opinion ^ ; pour d’autres il s’agirait simplement d’un état d’hypertension, tel est l’avis de Maxwell, mais la différence des points de vue conduit à la même conclusion, car, si le jeu réguHer du système nerveux est troublé, par là même le régime des images et le cours des idées n’ont plus leur exercice normal. Le D^ Ladanie le faisait remarquer au Congrès de 1909 : « Plus un organe est perfectionné, plus son mécanisme est délicat et compliqué, plus aussi il est fragile et sujet à se déranger. Ce serait une grande erreur de penser que la perfection de son travail est précisément la conséquence de ce dérangement. Celui-ci en est au contraire un élément néfaste et perturbateur... Jamais la maladie, qui jette le trouble dans le jeu régulier des fonctions cérébrales, n’enfantera une vérité. Une pensée saine ne peut par germer dans un cerveau détraqué »

Donc il faut dans toutes ces expériences veiller avec un soin scrupuleux au contrôle des témoignages des sujets ; l’attitude de l’observateur doit plutôt être celle d’un critique que d’un témoin ; ce n’est pas là rejeter à parti pris les faits, mais tenir un compte raisonnable des circonstances dans lesquelles les faits se passent.

Page 1