Psychopathologie religieuse, C. de
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religieux qui, selon J âmes, est un fait expérimental ^ ; par « phénomènes religieux » l’auteur entend : « les impressiom, les sentiments et les actes de Vindividu 'pris isolément pour autant quHl se considère comme étant en rapport avec ce qui lui apparaît comme divin 2. » « Divin » ne dit pas nécessairement une divinité personnelle ou concrète La religion est en somme « V attitude de Vindividu vis-à-vis de V Univers et de la vie » pourvu qu’elle ait un caractère de gravité émue, d’enthousiasme, de joie et de paix, excluant le dilettantisme d’un Renan, la révolte d’un Nietzsche, la résignation stoïque du philosophe Donc James exclut de l’objet de son enquête ceux qui atteignent le fait religieux par l’intelligence discursive. Pour lui le phénomène rehgieux consiste avant tout dans une attitude affective ; tel est aussi, bien qu’avec une nuance assez differente, le point de vue de Ribot
b) Méthode. L’enquête est faite d’après les documents éciits : « (d'après) les témoignages écrits d'hommes arrivés à la pleine conscience d'cux-mémes, par la littérature religieuse et notamment par des autobiographies *. »
c) Résultats. Les idées de Dieu, loi morale, science, etc., éveillent dans plusieurs consciences : « (Ze sentiment) de réalité qui est d'ordinaire le privilège des objets sensibles * Souvent la conscience d’une réalité est accompagnée de joie profonde et de la certitude de posséder, de toucher un bien ineffable ; puis se manifestent des communications téléphatiques et d’autres faits transcendants. Si on soumet ces états à l’épreuve pragmatique, c’est-à-dire si on juge de la réalité de ces intuitions à la valeur vitale de leurs