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résultats, l’excellence des saints et des mystiques, les améliorations morales obtenues par la « mind cure », manifestent clairement la haute évaluation que méritent ces faits La plupart des sujets ayant révélé de telles intuitions étant manifestement névropathes, James ti e une autre conclusion : « Si vraiment il existe, au-dessus des réalités sensibles, un domaine supérieur d^où puisse découler Vinspiration religieuse, il n’y aurait rien d’impossible à ce qu’une des principales conditions pour la recevoir fut d’être névropathe » En tous cas, de fait : « La primauté dans Vordre religieux appartient à l’inconscient et V irrationnel »
d) Critique de l’enquête. L’enquête de James a été sévèrement jugée par nombre de savants S’il y a dans l’ensemble de ses recherches les qualités d’observation que l’on pouvait attendre d’un psychologue de sa valeur, il faut reconnaître que la position du problème, la méthode d’enquête et la déduction des conclusions sont entachées de fautes notables. Pour ce qui est de la position même du problème, James considère le fait religieux en excluant le côté intellectuel, au moins non intuitif. Mais cette exclusion ne revient-elle pas à négliger l’un des facteurs intervenant dans l’expérience ? Il faudrait du moins prouver qu’il n’intervient pas. De plus l’état affectif est inséparable du sentiment de présence (45); James pourrait répondre que le sentiment de présence ne porte pas sur son affection, mais sur sa cause ; oui, mais cette quasi-intuition d’un objet n’est-elle pas une de ces perceptions dont James lui-même a si bien analysé les illusions? Non, peut-il répondre, le critère pragmatique manifeste dans le cas actuel une haute valeur d’usage de ces perceptions. Soit, mais il faudrait alors prouver que le résultat vient en vertu de ces intuitions, et non en vertu d’un facteur, soit distinct, soit concomitant, par