Cf. L-iiba, 1. s. c., C
3i2 pih5nomè:nes transcendants (91)
exemple en vertu du secours que le sujet trouve dans la pensée d’un contact avec le divin pour obéir à sa raison ; dans ce dernier cas la vraie cause serait la raison. Quant à l’enquête elle-même, elle a été conduite avec le préjugé du manque de valeur du raisonnement pour atteindre le surhumain ; aussi, comme un critique l’a remarqué : « James ne dit pas un mot {ou le mot sera si œurt quHl m'a échappé) sur saint Thomas d'Aquin, Bossuet ou François de Sales... Mais tous les hommes qui ont été déséquilibrés, qui ont une fêlure quelconque dans le cerveau, trouvent dans ce livre une royale hospitalité h » James peut répondre qu’il n’enquêtait pas sur le raisonnement religieux, mais sur l’expérience religieuse ; sans doute, mais pourquoi a-t-il peu ou point pris les faits d’expérience religieuse parmi ceux qui les contrôlaient par la froide raison, puisque plusieurs de ces spéculatifs ont éprouvé des phénomènes rentrant dans les faits étudiés ? Pourquoi, lorsqu’il cite des sujets doués d’une haute puissance de jugement comme sainte Thérèse, ne mentionne- t-il pas les analyses données par les sujets de leurs phénomènes ? D’après l’objet même de l’enquête, James ne pouvait avoir comme sujets que des névropathas ou des individus exceptionnels : c’est une grave erreur d’avoir cité pêle-mêle des malades, des gens d’une moralité douteuse, des hommes de génie, des saints. Les névropathes en particulier sont-ils des témoins autorisés en matière de réahté quand la névrose a pour effet caractéristique do troubler la fonction du réel (tableau 3) ^ ? Enfin les conclusions de James sont en partie des tautologies formellement contenues dans les prémisses. Si les éléments rationnels sont sytématiquement écartés, il est bien clair que la primauté dans l’ordre religieux appartiendra a à Vinconsdent et à Virrationnel ». Ajoutons qu’il est impossible d’admettre sans une restriction presque totale une des