‹ Éléments de psychologie expérimentaleChapitre 35 sur 358 · Esq. d’ime Psj’chol · texte numérisé non relu

Esq. d’ime Psj’chol

fNTRODUGTION

l’observateur est soumis sans cesse. On répond à ces objections : nier que l’on puisse réfléchir sur ses actes, que l’observateur et l’observé puissent ne faire qu’un, c’est nier la conscience même dont l’existence est indiscutable ; si les faits ne se répètent pas individuellement les mêmes, certains aspects de ces faits se répètent, -comme nous l’avons expliqué au n. 3, et de plus la mémoire, la rrétrospection, permet de faire revivre le passé, de considérer de nouveau un aspect des faits anciens et de le comparer avec les autres faits. L’objection faite par Hôfïding repose sur ime remarque parfaitement exacte, mais cette déviation du courant d’énergie -change l’intensité du fait et non «a nature r il faut tout au plus conclure que certains faits de conscience, en particulier les émotions vives, ne sauraient être bien observés par la seule introspection actuelle, mais l’introspection complétée par la rétrospection et au besoin par l’observation externe n’en peut pas moins atteindre ces faits.

B. Observation objective.

La méthode d’observation objective est fondée sur le raisonnement que les modernes appellent « par analogie » ; nul autre critère ne peut atteindre le psychique dans une conscience distincte de celle de l’observateur. Ni le mouvement, ni l’existence d’un système nerveux, ni la présence des phénomènes de mémoire (au sens large que lui donnent les physiologistes actuels), ni aucun autre phénomène tombant sous les sens extérieurs, ne suffit par lui-même à prouver l’existence de la conscience \ On démontre en Philosophie la valeur du critère d’analogie v

L’observation objective est directe ou indirecte : l’observation directe porte sur ces manifestations de l’activité psychique qui en sont l’expression naturelle, par exemple le langage par lequel le sujet observé nous décrit ses faits de conscience, la mimique ; l’observation indirecte porte sur les produits de l’activité qui sont séparés de la personne du sujet observé, par exemple les dessins, les quahtés de l’écriture, etc.

1. S. De Sanctis, Le Probl. de la conscience, Arc’i. de Pa., t. 3, 379-385.

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