‹ Éléments de psychologie expérimentaleChapitre 48 sur 358 · De la Vaissière, Phil. naturalis, t · texte numérisé non relu

De la Vaissière, Phil. naturalis, t

3. Piéron, Méthodes de la Psychol. zoologique, R. ph. 1904, t. 2, 171; Claparède, Les animaux sont-ils conscients ? R. ph. 1901, t. 1, 484.

PSYCHOLOGIE ANIMALE

de ces instruments, chez les animaux supérieurs, engage au contraire à étudier la nature des forces mécaniques, chimiques, électriques, etc., dans les organismes inférieurs et à remonter en vertu de l’analogie jusqu’aux mammifères et jusqu’à l’homme lui-même.

Plusieurs critériums proposés pour établir le psychisme des animaux ne s’inspirent pas de l’analogie et sont par suite insuffisants. Ainsi Forel et Panizza donnent comme critérium l’existence du système nerveux ^ ; mais, comme le dit très bien HôfFding : « St Von n'admet pas en même temps que toute V énergie nerveuse soit acœmpagnée de phénomènes psychiques, il faut distinguer entre V énergie psychique consciente et V inconsciente, et le problème se pose à nouveau » Le mouvement coordonné n’est pas non plus par lui-même une preuve assurée de la conscience : les plantes ont des opérations à finalité dynamique et par conséquent coordonnées ; on n’en conclut pas qu’elles aient la sensation *. La mémoire elle-même, si l’on ne précise pas le sens.de ce mot, n’implique pas la conscience : pour beaucoup de psychologues actuels, la mémoire, dans son sens le plus large, est ; « Vinfluence persistante du passé sur Vétat présent * », et se trouve chez les minéraux, les végétaux, aussi bien que chez les animaux ; il faudrait donc prouver qu’il y a mémoire psychologique, ou réviviscence d’une connaissance sensible déjà obtenue, « image », et l’on est de nouveau ramené à établir l’existence de la sensation

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