Nouvelle Psychologie animale
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tion » n’implique pas « conscience » ; on peut parler « de sensations chez les animaux, meme inférieurs, mais en entendant par « sensations », non des phénomènes de conscience, mais bien des impressions du système nerveux qui se révèlent à nous objectivement par certaines réactions de Vètre » Partant de cette manière de voir, le directeur du laboratoire de Psychologie comparée divise les manifestations de l’activité animale en trois classes : les tropismes, les phénomènes de sensibilité différentielle, les phénomènes de mémoire associative Les tropismes sont « une tendance à se placer de façon que les deux côtés du corps, droit et gauche, reçoivent la meme excitation de la part du milieu extérieur... Les tropismes sont déterminés par la vitesse relative des réactions chimiques qui ont lieu simultanément dans les éléments symétriques de la surface de V animal » La sensibilité différentielle est « une tendance à s'arrêter, reculer ou tourner de 180° quand une des forces du milieu extérieur vient à varier brusquement » Il y a mémoire associative .si (( d des associations déterminées de certains stimulants correspondent des séries déterminées de mouvements. L'animal n'obéit plus directement aux forces du milieu extérieur, mais bien à des états spéciaux du système de coordination motrice (système nerveux) provoqués par des complexes spéciaux d'excitants exteryies. On parle aloi's d'association de sensations, de mémoire associative, et on est autorisé à se servir du mot « psychisme » Ces définitions, en particulier la première et la seconde, sont appuyées par de nombreuses expériences •. Bohn rapproche de sa conception de la Psychologie animale les méthodes de salivation de Pawlow et les méthodes de Psychologie objective de Bechterew Comme
2. Cf. les différents ouvrages de Bohn indiqués dans l’Index bibl.