Piéron, 1. s. c
PSYCHOLOGIE ANIMALE
1® une série de retours à la forme première ; 2® une période de confusion où l’association nouvelle et l’association ancienne sont en conflit ; 3® un progrès dans la formation de l’association nouvelle Jill et Jack ne choisissent donc pas le récipient en vertu d’un jugement ; sinon, le jugement une fois formé, ils choisiraient d’une manière subite et définitive le bon récipient. Si cette formation d’une manière d’agir subite et définitive n’est pas, comme nous l’avons fait remarquer, un signe suffisant de l’existence du jugement, l’absence d’un tel procédé suffit cependant à prouver qu’en cette circonstance la bête n’a pas jugé.
C. Les expériences de Thorndike et Kinnaman montrent également qu’une association, même bien étabhe, est susceptible d’être troublée. Ce fait exclut l’hypothèse que cette association existe en vertu d’un jugement : « Une idée est en eÿet présente ou absente, mais elle ne œmporte pas le plus ou le moins. On conçoit au contraire fort bien que V association ait des degrés de perfection, selon la force plus ou moins grande de la liaison entre les termes qui la constituent »
D. Expériences de Plateau sur les Bourdons *. Elles semblent prouver que ces insectes ne généralisent pas la relation d’antécédent à conséquent dans les cas les plus obvies. Les bourdons sont très avides du nectar de l’Impatiente glandulifère. Un bourdon sortant d’une corolle était à l’endroit même capturé au filet, maltraité et introduit dans une éprouvette où il se couvrait de poudre de carmin. Sur 60 expériences, 25 bourdons retournèrent directement aux fleurs sur lesquelles on les avait pris, 5 au point précis où la capture avait été effectuée : l’un capturé 3 fois retourna 3 fois à la plante Piéron objecte que la bête peut avoir une passion très forte pour la plante, mais