Kritik aer reinen Vemunft, p
00 iine une faculté, qui nous fait pénétrer les derniers principes des choses. Ix^n»qu'on s'attacha principalement à cette dernière signification, la raison apparat justement comme Tor^ne des vérités religieuses et morales ; et puisque celles-ci ne se déduisent pas des concepts de l'entendement et témoignent relever d'une source de connaissance plus élevée, naturellement, on crut, que cette source de connaissance était cette faculté de l'âme, qui se rapporte aux principes des choses. La rarson devint ainsi une faculté métaphysique et se distingua de Tentendement^ dont les concepts restent toujours limités aux expériences du sens externe ou interne. On trouva un intermédiaire entre les deux formes du concept, parce que les vérités générales de la raison pouvaient être considérées, comme les dernières prémisses, d'où émanent les conclusions de la raison, ainsi que Leihnlz l'avait expliqué par l'exemple des démonstrations mathématiques (i). Dans cette dov^>le acception, les psychologues définirent alors la raison, comme la faculté qui nous fait entrevoir l'enchaînement des vérités générales (2). Kant prit, d'abord pour point de départ, la première de ces opinions, qii considère l'entendement, comme la faculté des concepts, et la raison^ comme la faculté de conclusion. Il put d'autant mieux exécuter la tentative, auparavant commencée, d'opérer une classification de la faculté supérieure de la connaissance, d'après la méthode de la logic^ue, qu'il avait déjà réussi d'une manière analogue dans la déduction des catégories. Le jugement étant intermédiaire entre le concept et la conclusion^ Kant adopta alors entre l'entendement et la raison une faculté moyenne : la faculté du jugement. Dans son grand ouvrage critique, ce philosophe avait cherché à relier plus intimement les deux faces du concept de raison ; car^ il y démontra, que si la raison subor. donne dans la conclusion un jugement à sa règle générale, de même cette règle doit être de nouveau soumise à une condition plus élevée, jusqu'à ce que enfin elle soit arrivée à l'inconditionné. L'idée de l'inconditionné, dans ses formes différentes, resta donc la propriété de la raison ; mais, tous les concepts et principes à priori, dont la raison, comme faculté de conclusion, dérive les divers jugements, et que la philosophie primitive avait, en partie, également attribués à la pure connaissance de la raison, devinrent la propriété exclusive de TentendemenV. C est ainsi, que la raison acqr't, av c Kant, une double position tou;-à-fait particulière : faculté de conclusion, elle était, en quelque sorte, la servante de l'entendement et, en cette qualité, elle devait employer les concepts et principes établis par ce dernier ; faculté des idées^ et dirigée absolument vers les principes transcendants, elle s'élevait au contraire au-dessus de l'entendement^ qui, tourné seulement vers la connexion empirique des phénomènes^ doit suivre l'idée de raison, tout au plus comme un principe régulateur, qui lui trace la direction^ pour opérer une réduction des phénomènes en an tout absolu ; réduction, dont l'entendement lui-même ne possède aucune no-