kronecker et Stanley Hall, /Wff., p
292 MÉCANIQUE PmrSIOLOGIQUE DB LA SUBSTANCE NERVEUSE.
plus accusée, les phénomènes, que nous a déjà révélés Tétude du nerf périphérique. Par contre, la substance nerveuse centrale parait être accessible à certains effets chimiques^ qui engendrent, par un mode encore inconnu, une modification analogue de Tirritabilité. Ces effets sont dûs aux poisons réflexes. La strychnine, grâce à la sûreté, avec laquelle elle produit ces modifications, occupe la première place parmi ces poisons. Cette propriété de la strychnine provient, probablement, de ce que son action se borne, presque absolument, aux cellules ganglionnaires de la moelle épinière ; tandis que d'autres poisons nerveux, agissant sur les centres nerveux supérieurs ou sur les nerfs périphériques, suppriment, entièrement ou partiellement, Tinfluence de la moelle épinière (1).
Voici les effets généraux d'un empoisonnement de ce genre. !• Des irritants beaucoup plus faibles suffisent à provoquer la secousse réflexe; bientôt même, est atteinte la limite, où Tirritabilité réflexe est supérieure à l'irritabilité du nerf moteur. 2^ Avec les irritants les plus faibles, qui excitent à peine la secousse, celle-ci est plus élevée et dure surtout plus longtemps, qu'à l'état normal ; si l'effet toxique s'accroît, cette secousse se convertit très-vite en contraction tétanique.
Fie. 76.
3® Le début de la secousse est toujours plus retardé ; aussi, le temps de l'irritation latente peut être le double de sa durée ordinaire. Simultanément, les différences, concernant le temps de l'irritation latente, s'accroissent énormément, que les irritants soient forts ou faibles : au summum de l'effet toxique, le tétanos réflexe ne montre guère, que des différences de degré, aurait-on choisi les irritants les plus forts ou les plus faibles ; et, avec ces derniers, le débuC de ce tétanos est extrêmement retardé. La fig. 76 nous donne un exemple de