UnUrsuchungen zur Mechanik der Nerven, U, p
ces modifications. La courbe A a été dessinée au début de l'effet toxique» et les courbes B, quand cet effet avait atteint son summum d^tensité ; la courbe a a été engendrée par un irritant momentané plus énergique» ei, la courbe b, par un irritant momentané plus faible ; dans les deux cas» une secousse directe a été de nouveau représentée» afin d'établir la comparaison. Ce prolongement de Tirritation latente se rattache» sans doute» étroitement à l'augmentation d'irritabilité. Dans la cellule ganglionnaire modifiée par le poison» l'irritant peut évidemment exercer longtemps un effet consécutif, et, après avoir surmonté l'arrêt primitif» mettre finalement en jeu l'excitation. Il existe ici une certaine analogie avec ce qui a lieu» lors des irritations additionnelles ; seulement» la répétition de l'irritant extérieur est supprimée. Nous admettrons donc» que l'irritant produit» dans la cellule ganglionnaire modifiée» une foule d'irritations successives» qui s'additionnent et finissent par engendrer l'excitation. Ceci nous amène à formuler la pensée suivante. Par suite de la modification» les forces d'arrêt n'ont pas été sensiblement altérées ; et les forces excitatrices ne sont pas de nouveau» comme à l'état normal» unies» liées entièrement ou en grande partie» aussitôt après leur mise en liberté ; mais elles s'emmagasinent graduellement. Il est très-remarquable» que des effets analogues» seulement plus faibles» sont provoqués par l'action du froid sur la moelle épinière (1). Par opposition à ces effets, qui augmentent l'excitabilité des éléments centraux» il en est d'autres» les effets d^arrêt, qui ont été étudiés dans le chapitre précédent. Nous avons déjà vu (p. 188) les arrêts des réflexes se manifester» quand d'autres parties sensorielles étaient excitées. Le premier fait» qui avait dirigé l'attention vers les effets d'arrêt» était cette augmentation» connue depuis longtemps, de l'excitabilité réflexe de la moelle épinière» augmentation consécutive à l'ablation du cerveau. Prenant ce fait pourpoint de départ, Setschenow a trouvé» que l'irritation de certaines parties cérébrales, du thalamus, des tubercules bi jumeaux et de la moelle allongée supprime ou retarde, chez la grenouille» le début des réflexes (2). Il était donc enclin à supposer» que la fonction de l'arrêt est limitée à des régions centrales déterminées. Or, comme d'après les données de l'expérimentation» l'irritation d'autres nerfs sensibles ou celle des cordons sensoriels de la