Untersv^ihungen zur Meckanik der Nerven, 11, p
4. GolU, in Archiv de Pflûger, vol. XX, p. 3. - Consult. Freusberg, ibid, vol. IX, p. 358 et suiv. — Goltz, comparant la conduite tenue par les animaux, au moment même de la lé&ion et longtemps après ce traumatisme, distingue généralement des phénomènes d'arrêt el des phénomènes de dégénérescence. Toutes ces modifications ou altérations qui, selon nous, dérivent du principe de la fonction vicariante, il incline aies ramener à des phénomènes d'arrêt, existant dès le début et disparaissant ensuite graduellement. Cette distinction des symptômes fonctionnels mérite, sans doute, toute considération. Mais, comme nous ravons vu dans le chapitre précédent, la tentative de Goltz, qui est connexe à cette question, son essai de restaurer la
INFLUENCB DES PABTIBS GENTRALB8 SUR LIS PROCESSUS. 296
cenreao renforce instantanément les réflexes, seulement chez les ani* manx à sang froid ; mais» chez les chiens» toute section de l'organe central exerce d'abord un effet d'arrêt» qui disparait longtemps après. Il convient d'attribuer cet arrêt à une irritation déterminée par la lésion» irritation qui laisse apparaître» après rétablissement de la gué* rison» les pures conséquences de la solution de continuité.
Si toute irritation sensorielle — qu'elle atteigne d'autres nerfs sensibles ou des parties centrales sensibles — est capable d'arrêter une excitation réflexe» en yole de se dérouler» il n'en est nullement ainsi dans toutes les circonstances. Mais» l'irritation nouvelle ou surajoutée renforce au contraire le réflexe» comme cela a toujours lieu» quand deux excitations se rencontrent dans un filet moteur ou dans un do* maine central moteur. Appelons» d'une manière générale, interférence des irritations la rencontre de deux irritations dans le même domaine central» le résultat de cette interférence des irritations sensorielles doit avoir pour origines : 1^ La période^ dans laquelle se trouve une excitation» lorsqu'une autre excitation commence. Quand la secousse musculaire» engendrée par la première excitation» est en voie de se développer ou est même achevée» il se produit ordinairement un renforcement des irritations ; si» au contraire, une irritation existait depuis longtemps» la seconde irritation surajoutée est plus facilement arrêtée, i*" Uintensité des irritants. D'énergiques irritants d'interférence sont plus capables» que les faibles» d'arrêter une excitation réflexe; et des irritants énergiques exercent» parfois» un arrêt sur la même excitation» qui est renforcée par de faibles irritants. 3*" La situation respective des filets nerveux irrités. Les filets sensibles» placés à hauteur égale et du même côté de la moelle épinière» appartenant donc primitivement à un même tronc nerveux» engendrent un arrêt beaucoup plus faible, occasionnent une excitation renforcée» relativement avec plus de facilité» que ne le font les filets» naissant de divers côtés ou à des hauteurs différentes de la moelle épinière. 4* Enfin» Vétat de Forgane central exerce une influence essentielle. Plus l'aptitude fonctionnelle normale est maintenue» et plus sûrement on doit s'attendre» toutes conditions égales d'ailleurs» à l'arrêt des réflexes. Si le froid» la strychnine et d'autres poisons augmentant les réflexes, ou si
doctrine de Flourens» conduit, si Goltz ne yeat pas être contredit par des faits anatomiques et pathoio^ques solidement établis, à une application beaucoup trop vaste du principe de la suppléance. Nous ne pouvons donc pas accorder, que Golti, en s engageant dans cette voie, ait réussi à écarter ce principe.
une diminution de forces du sTstème nerveux amenée par la fatigue, le défout de nutrition, etc., manifestent davantage leur action, Tarrèt est d'autant plus faible ; et, à la place de l'arrêt, on voit apparaître le renforcement réciproque des irritations. Cet abaissement de Tarrét se révèle de la manière suivante. Il n'est produit, que par des irritants énergiques et longtemps soutenus ; et il disparaît toujours, quand les filets nerveux, appartenant à la même racine, sont irrités. Mais, ordinairement on n'observe plus aucun arrêt, si le nerf est en état d'accomplir parfaitement son travail, ou si l'action du froid ou de la strychnine est augmentée (1).
On pourrait être tenté de considérer les effets d'arrêt, comme une interférence de mouvements irritatifs oscillatoires y interférence analogue à celle des vibrations lumineuses ou sonores, où les ondes, irritatives, qui se rencontrent, s'annulent entièrement ou partiellement (2) .Or, cette hypothèse, qui serait incapable d'expliquer la simple extinction de l'irritation, effectuée par exemple dans les cellules ganglionnaires antérieures de la moelle épinière, relativement aux irritations motrices, ne trouve aucun appui dans les faits révélés par le trajet de l'excitation. Les résultats variables de l'interférence des irritants démontrent au contraire, que, lors de l'irritation des éléments centraux, les effets excitateurs et d'arrêt se produisent simultanément. En outre, il est évident, qu'ici les phénomènes d'arrêt sont beaucoup plus accusés, que dans le filet nerveux périphérique. D'après les conditions particulières, oii apparaissent ces deux sortes d'effets de l'irritation centrale, très-facilement l'effet externe d'arrêt prend naissance, quand les irritants sont transmis, de manière à se rencontrer dans un même domaine central sensoriel. Au contraire, l'addition des irritations semble toujours se produire, quand l'excitation, provenant de divers domaines centraux sensoriels simultanément irrités, se propage aux mêmes éléments moteurs. Généralement, ces deux effets se manifesteront en même temps, lors de chaque irritation simultanée de divers éléments sensibles; et des conditions spéciales détermineront, quel est celui d'entre eux, qui possède l'énergie prépondérante.