‹ Eléments de psychologie physiologiqueChapitre 113 sur 204 · THÉORIE DE L'INNERVATION CENTRALE · texte numérisé non relu

THÉORIE DE L'INNERVATION CENTRALE

fonction yicariante et de reiercice. Quand la Toie principale est interrompue dans certaines parties de Torgane central» une auti*e Toie de transmission» jusqu'alors subordonnée ou secondaire» devient capable de jouer le r61e de voie principale (1). De même» les influences de Texercice nous apprennent» que les mouvements combinés» dont la première exécution était difficile» et possible seulement sous le contrôle continu de la volonté» s'opèrent graduellement avec plus de facilité» et» finalement» d'une façon parfaitement involontaire. Il s'agit» dans tous ces cas» de conductions effectuées partiellement par les cellules ganglionnaires» qui sont intercalées dans le trajet des filets nerveux. Ces phénomènes prouvent donc» que si un processus d'excitation est souvent transmis dans une direction déterminée par une cellule ganglionnaire, cette direction sera alors spécialement disposée d transmettre les irritations futures, qui atteindront cette même cellule. Si nous traduisons cette proposition dans les termes de l'hypothèse émise précédemment» cela signifie» que la conduction» souvent répétée dans une direction déterminée» par la voie correspondant à cette dernière» confère de plus en plus à la substance centrale la composition ou nature particulière de la région périphérique. Or» une transformation de ce genre concorde absolument avec les lois générales de l'irritation. Si un irritant répété atteint le nerf périphérique» les forces d'arrêt de cette organe diminuent de plus en plus : tant que l'aptitude du nerf au travail n'est point épuisée» son irritabilité augmente» si l'irritation se répète souvent. Donc» cette irritation en* traîne ordinairement avec elle une modification de la substance nerveuse ; aussi» cette dernière est lésée dans sa propriété d'exercer cet effet d'arrêt» lié à la restitution des forces internes» effet qui appartient spécialement aux éléments des parties centrales. Ceci nous fournit la meilleure explication du principe de V exercice, qui a été déjà mentionné (2). Ce principe implique en même temps les deux principes les plus importants des fonctions centrales : la loi de la localisation et la loi de la suppléance. Par conséquent» les propriétés mécaniques de la substance nerveuse» que nous venons d'examiner, servent de base fondamentale à notre connaissance des diverses fonctions et des phé* nomènes des organes centraux.

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