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unissant, et que la connaissance semble, pins que les autres facultés, pouvoir fournir un tel principe.
Herbart a critiqué spécialement la forme, que Wolff et Kant ont donnée à la théorie des facultés de l'âme. Ses arguments se résument essentiellement dans les deux principales objections suivantes : 1<> les facultés de Fâme sont de pures pouibiUtés, qui n'ajoutent rien au contenu de Texpérience interne. Il n'y a, que les faits particuliers, saisis par cette expérience, les diverses représentations, les divers sentiments, etc., qui se trouvent réellement dans l'âme. Une sensibilité antérieure à la sensation, une mémoire antérieure aux souvenirs, qu'elle emmagasine, n'existent point ; par conséquent, ces concepts de possibilité ne peuvent pas même être employés, pour en déduire des faits (1). 2<> Les facultés de l'âme sont des concepts génériques, qu'une abstraction préalable a tirés de l'expérience interne et qui ont été ensuite utilisés, pour expliquer ce qui se passe en nous, après qu'on lésa érigés en facultés principales de l'âme (2). Évidemment, les deux objections dépassent directement leur but, puisqu'elles atteignent les méthodes d'explication scientifique, qui sont appliquées dans presque toutes les sciences naturelles. Ainsi, les forces physiques n'existent pas, en soi et pour soi, mais seulement dans les phénomènes, que noas nommons leurs effets; et les facultés physiologiques, la nutrition, la contractilité, la sensibilité, etc., ne sont autre cho8e> que < de pures possibilités > . Également, la pesanteur, la chaleur^ l'assimilation, la reproduction, etc., sont des concepts d'espèce, abstraits d'un certain nombre de phénomènes analogues, qui ont été transformés, de la même manière qoe les concepts d^espèce de l'expérience interne, en forces ou facultés, devant servir à l'explication des phénomènes eux-mêmes. Si nous appelons manifestations de l'âme la sensation, la pensée, etc., cette proposition, que l'âme possède la faculté de sentir, de penser etc., semble l'expression directe du travail, que fait l'esprit, pour traduire par un concept, qu'un sojet révèle des effets, qui nous obligent d'admettre la présence de causes au-dedans de lui. Contre cette application du concept de force en général, Herbart n'a rien objecté. Mais il distingue la force de la facuUé. L'existence de la force est supposée, toutes les fois que l'esprit comprend, que le résultat est inévitable, dans des conditions convenables. Ou parle seulement d'une faculté, lorsqu'un effet peut avoir lieu ou même faire défaut (3).
On a fait valoir, peut-être avec raison, que cette distinction s'appuie sur un concept de faculté, emprunté à la forme anti-scientifique de la théorie psychologique des facultés (4). Il faut avouer cependant, que cette difiérence de désignation n'est pas sans importance. Grâce au développement des sciences naturdles modernes, le concept de force a obtenu la signification d'un concept de relation : ce concept suppose toujours des conditions qui se déterminent
i. Herbart, Œuvres, vol. 7, p. 61i.