‹ Eléments de psychologie physiologiqueChapitre 127 sur 204 · LÀ LOI DE WEBBB · texte numérisé non relu

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découverts dans les divers organes sensoriels, qui concernent les rapports de Ténergie de Tirritation et de l'énergie de la sensation.

1. Sensations lumineuses. Selon de nombreuses expériences, il est évident, que notre sensation lumineuse n'augmente pas proportionnellement à rénergie lumineuse objective, mais plus lentement que celle-ci. L'ombre, qu'un objet opaque projette à la lumière de la lune, disparait, si une lampe brillamment éclairée est placée dans le voisinage de l'objet ; une ombre, perçue à la lumière de la lampe, disparaît de nouveau, dès que le soleil commence à luire. De même, la lumière des étoiles s'évanouit à la lumière du jour. Dans tous ces cas, les dififérences objectives de clarté sont également grandes : la lumière solaire ajoute, à lombre de la lampe et à son entourage clair, à la lumière des étoiles et au fond sombre du ciel, des quantités de clarté absolues et égales. Donc, des différences de clarté, d'une grandeur constante, ne sont plus perçues, quand l'intensité lumineuse augmente. Si, au contraire, au lieu d'augmenter l'intensité absolue de la lumière, les différences de clarté restant égales, on laisse croître ou décroître, toujours dans le même rapport, deux clartés mises en parallèle, on observe, que les différences de sensation lumineuse se maintiennent égales ou ne se modifient pas dans la même proportion, que les intensités lumineuses objectives.En considérant, par exemple, des nuages d'une clarté différente ou un dessin ombré, d'abord à l'œil nu, ensuite à travers des verres gris foncé, on aperçoit, dans les deux cas, presque avec une netteté égale, de délicates nuances de clarté (1). Nous obtenons le même résultat, si les mensurations d'intensité des étoiles, exécutées à à l'aide du photomètre, sont comparées à l'impression lumineuse subjective, que produisent ces astres. C'est ce qui a déterminé les astronomes à diviser les étoiles en classes de grandeurs ; car, un point lumineux parait d'autant plus grand, qu'il est vu plus clair. Il suit de là, que les grandeurs apparentes des étoiles croissent en proportion arithmétique, quand leurs clartés objectives augmentent en proportion géométrique : relation qui correspond nettement à la loi de Weber (2).

Bouguar et Fechner avaient cherché à déterminer directement, d'après la méthode des modifications minima, la sensibilité pour les différences de clarté. Ils faisaient leurs expériences c sur l'ombre», que projettent les objets. Devant un tableau blanc, éclairé par deux

i. Fechner, AbhandL der kgl. sàchs. Ges. der Wist. VI. p. 4»8.

2. Fechner^ ibid. p. 492, et Elemêtiie der Psyehophysik, I, p. 158.

bougies d*une intensité exactement égale, est placé un bâton ou un autre objet opaque, qui envoie deux ombres sur ce tableau. L\ l'une des lumières, est éloignée à une distance variable de l'autre L> jusqu'à ce que Tombre correspondante ne soit plus visible. S étant la distance de la lumière L plus rapprochée, S celle de la lumière V plus éloignée, les intensités / et /' des rayons lumineux, atteignant le tableau, se comportent inver^îement, comme les carrés des distances, par conséquent comme S** : S*. Si, par exemple V est 10 fois plus éloigné du tableau, que L, alors F = Vioo de /. Or, / est exactement égal à Fintensité lumineuse, quand Tombre provient de la lumière V plus éloignée. Au moment, où cette ombre disparaît, l'accroissement d'éclairage J', venant de i', est devenu imperceptible. De cette manière, Bouguer trouva, que les intensités lumineuses étant différentes, Tombre disparaissait, si sa différence de clarté était Vg*. Selon Volkmann, la valeur moyenne est Vioo (i)- Cependant, d'après des expériences plus précises, exécutées ultérieurement par ce dernier auteur, cette valeur moyenne n'était pas restée absolument constante ; elle variait avec l'énergie lumineuse, puisque, dans une série d'expériences, elle mesurait par exemple Vcsjg» si l'énergie lumineuse était faible, et Vj^s, si celle-ci était considérable (2). Aubert arriva au même résultat. Il vit la sensibilité différentielle s'élever de V40 à Vue, quand l'énergie lumineuse absolue était graduellement portée de 1 à 100 (3). Toutefois, ces divergences importantes provenaient surtout du rapide accroissement des valeurs de seuil, lorsque les énergies lumineuses étaient faibles ; tandis qu'avec une intensité moyenne, ces écarts ne dépassaient guère Vioo. D'ailleurs, les expériences « faites avec l'ombre » sont un procédé relativement imparfait ; car, dans ces circonstances, certaines influences, par exemple les variations de Tangle d'incidence de la lumière, l'agitation de l'air, l'énergie objective de la lumière ou bien, la netteté diverse du contour des objets et les mouvements des ombres se produisent facilement et agissent sur la manière de percevoir les différences d'intensité.

Bien plus irréprochables à cet égard sont les expériences, exécutées pour la première fois par Masson, avec des dùques rotatifs ; elles correspondent également à la méthode des modifications minima. Le

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