R. Kônijr. Annalen de Poggendorff, vol. 157, p. 18i
2. Puipque le nombre m des battements inférieurs est =^ n' — n, si nous désignons par n et n' les nombres de vibrations des tons primaires, les coups supérieurs m' seront sMfm-^n'.
directement en bruit. Celui-ci, au point de vue physique, est un mouvement sonore irrégulier (p. 437 fig. 108) ; et, envisagé physiologie quement, il dépend probablement de l'irritation t d'appareils particuliers de bruit », tandis que simultanément Texcitation des appareils de ton de Toreille est troublée par les battements (p. 342). Si les battements dépassent notablement le chiffre de 30, notre oreille n'est plus capable de discerner les divers tons. Déjà, lors de 50 battements, le caractère intermittent de la sensation est très-indistinct; et à 60 battements, il a totalement disparu. Nous pouvons encore distinguer, dit-on, des intermissions bien plus nombreuses appartenant à des tons résonnant ensemble, et même jusqu'à 152 intermissions à la seconde (1). Mais, cette allégation est, peut-être, basée sur une confusion avec l'impression disharmonique, que font sur nous des sons non aUiés, quand ils sont émis simultanément. Or, noiis devons absolument distinguer les perturbations du son résultant, originaires des battements, d'avec la relation, où entrent les divers sons grâce à leur affinité, c'est-à-dire à la concordance ou à la dififérence de leurs tons partiels. Pour prévenir toute erreur de ce genre, nous emploierons exclusivement le terme de dissonance à propos de ces perturbations du son résultant, qu'occasionnent les battements, par conséquent les intermissions de la sensation. Et nous nommerons consonnants tous les sons, qui ne forment entre eux aucun battement perceptible à notre oreille. Mais nou^ nous servirons du terme d^harmonie, toutes les fois qu'un certain nombre de tons partiels de plusieurs sons coïncidera. Les mots de consonnance et d'harmonie ont été, presque toujours, confondus entre eux. Helmholtz, s'appuyant sur les sciences naturelles, a essayé de démontrer l'identité de ces deux expressions. D'après lui, la disharmonie dériverait des battements, par conséquent de ce que nous avons appelé la dissonance; et, au fond, le concept de l'harmonie serait seulement négatif, l'absence de la dissonance (2). Néanmoins,