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Il s'agit des tons ou sons (voir p

2. Selon ce principe, et non d*après l'analogie avec Téchelle .des tons, comme cela a eu lieu plusieurs fois (Newton, Optice lib. 1, pars II, tab. III, fig. il; HelmholtZj Physwl. Op^, planche IV^ fig. i), les divers tons colores du spectre devraient Atre déterminés, quant à leur largeur, si Ton voulait obtenir une série co^ respondant à la graduation de la sensation. (Voir plus loin ù ce sujet.)

laire, à laquelle il manque un petit segment d'arc, pour constituer un cercle parfait : si on y ajoute les tons de couleurs engendrés par le mélange des couleurs terminales du spectre, cet arc est alors complété. Nos sensations colorées forment une ligne qui revient sur elle-même ; ce qui constitue une autre différence entre les sensations colorées et les sensations de ton. La pensée ne conçoit pas la ligne chromatique se prolongeant à l'infini d'après deux directions, à l'exemple de la ligne des tons ; mais, l'étendue des sensations colorées est en soi plus restreinte. Bien plus, si nous voulions imaginer, que les modifications du violet et du rouge, telles qu'elles se manifestent vers les extrémités du spectre, se prolongent davantage, cette continuation s'effectuerait seulement dans la direction des tons de couleur du pourpre. Cependant, il se peut que ceci soit basé sur l'expérience, plutôt que sur la sensation primitive (1). D'ailleurs, le cercle est la forme la plus simple, mais non l'unique, qui soit admissible pour la ligne chromatique ; une ellipse ou tout autre courbe, revenant vers son point de départ, même une ligne infléchie, composée de parties incurvées ou droites, par exemple un triangle rectiligne, la représenterait aussi bien. Une condition indispensable pour toutes ces descriptions, c'est que les deux extrémités se rapprochent de nouveau et passent de l'une à l'autre, si on y ajoute le complément dû au pourpre. Parmi toutes les couleurs mixtes, les tons colorés purpurins sont en même temps les seuls, qui ne ressemblent à aucune des couleurs simples du spectre. Grâce au complément opéré par le pourpre, notre ligne chromatique présente donc toute espèce de sensations colorées saturées.

Si, sans avoir égard aux phénomènes des mélanges des couleurs, que nous étudierons ultérieurement, on veut construire la ligne chromatique d'après la gradation de la sensation, le cercle est la forme la moins compliquée, parce que c'est la ligne la plus simple qui revient sur elle-même. Mais l'extension, que Ton doit donner aux divers tons colorés, reste alors arbitraire. Si, dans ce but, nous nous proposions d'emprunter une mesure à la sensation directe, nous serions obligés,

1. Les rayons spectraux les plus réfrangibles* ordinairement invisibles, mais devenant visibles si l'on supprime toute autre lumière, en d'autres termes les rayons uUravioletSy apparaissent sans doute non avec la couleur pourpre, mais plus bleuâtres, que le violet proprement dit.Or, ceci n'est nullement en contradiction avec l'hypothèse, qui admet, que la courbe chromatique revient sur elle-même. Car, ce ton coloré bleu&tre est occasionné par la fluorescence de la rétine, qui, lors des rayons ultraviolets, atteint sa plus grande énergie par rapport à l'intensité de la sensation. La lumière de la fluorescence est blanchâtre, mais le blanc mêlé avec le violet donne uu ton coloré bleuâtre.

puisque nous sommes incapables de sentir la gradation des intervalles colorés finis» à procéder comme pour la graduation de Tintensité de la sensation ; en d'autres termes, notre point de départ serait la sensation pour les différences minima. Or, dans le jaune, domine la plus grande sensibilité pour le changement du ton coloré; ensuite, viennent le bleu et le vert bleuâtre; dans le vert, cette sensibilité est moindre ; elle diminue aussi considérablement vers les extrémités violette et rouge du spectre. La plus grande longueur d'arc du cercle chromatique serait donc occupée d'un côté par le jaune, de l'autre par le bleu ; la plus petite, par le rouge et le violet, et enfin par le vert. Ce sont, ici, les mêmes couleurs, qui (nous le verrons ultérieurement) jouent un rôle remarquable, lors des phénomènes du mélange des couleurs. Dans la fig. 112, cette graduation est indiquée par la largeur des différents

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