I. Annalen «le Po^fiendorff, t. 95, p
SENSATIONS I.UMINKUSES. oOl
l'expérience de Kagoni Scina (fig. 117) (Ij. Deux feuilles de papier blanc étant posées, Tune horizontalement, l'autre verticalement, on intercale, sous un certain angle, entre ces deux feuilles, une plaque de verre coloré ; ensuite, un petit morceau de papier noir a est placé sur la feuille horizontale. Par conséquent, l'œil o reçoit, dans la direction a 0, presque seulement de la lumière blanche, qui vient de h et est réfléchie à la surface de la plaque de verre coloré ; partout d'ailleurs, il lui arrive en même temps la lumière réfractée, qui est énergique-, ment cotorée par la plaque de verre. Or, la tache a apparaît nettement avec la couleur complémentaire de la plaque de verre (2). On peut modifier l'expérience de la manière suivante. A la place de la feuille blanche verticale on met une feuilUe de papier noir, et on colle en b un petit morceau de papier blanc de grandeur égale à a, mais dont l'image réfléchie coïncide avec a. Maintenant, la couleur de la plaque de verre se montre beaucoup plus saturée, que dans le cas précédent, puisque seulement encore la lumière, qui a traversé la plaque, arrive à Pœil : de nouveau, le point a apparaît nettement avec la couleur complémentaire. Mais, un contraste de clarté se manifeste simultanément entre l'image claire réfléchie et le fond de couleur sombre : l'image réfléchie du morceau de papier blanc apparaît donc plus claire, en d'autres termes moins saturée, que si l'on prend, pour agent réflecteur, une'surface uniformément blanche, qui diminue la saturation de la plaque de verre. Par conséquent, le contraste s'accroît non seulement, lors de la diminution de saturation de la couleur induite, car il atteint son maximum, si la saturation est nulle ; mais il augmente même, jusqu'à une certaine limite, quand la saturation de la couleur inductrice diminue. Cette limite (à condition, que l'objet vu avec la couleur de contraste soit lui-même incolore) est atteinte, si la couleur inductrice est assez claire, pour donner avec l'objet induit le contraste de clarté et si elle possède une saturation suffisante, pour occasionner une impression nettement colorée. L'objet incolore induit doit être assez foncé, pour donner le contraste de clarté avec le fond plus lumineux, et, d'autre part, il doit, cependant, être suffisamment clair, pour qu'une irritation lumineuse de certaine intensité ait encore lieu. Puisqu'elles effectuent seulement un minimum de sensation, les impressions