‹ Eléments de psychologie physiologiqueChapitre 191 sur 204 · George, Lehroueh der Psychologie. Berlin 1854. p · texte numérisé non relu

George, Lehroueh der Psychologie. Berlin 1854. p

Gewordenes). On devrait donc admettre, que pareillement le sentiment n'est nullement primitif et est né avec la conscience de soi-même. Mais ceci est contredit, !« par ce fait, que l'bomme et l'animal, à des états encore non développés, manifestent réellement des sentiments, dont il est impossible de méconnaître la vivacité, 2* par l'observation, à savoir que l'évolution de la conscience de soi-même est essentiellement occasionnée et activée par les sentiments sensoriels (!).

Tandis que des propriétés déterminées du processus physique de l'irritation ont une marche parallèle aux deux éléments de la sensation, auparavant étudiés, à l'énergie et à la composition qualitative, on ne découvre pas directement pour le ton de sentiment une base fondamentale objective analogue. Il suit de là par conséquent, que le sentiment est un élément constituant, mais secondaire de la sensation, lequel doit son origine à certains effets, que produisent les sensations, par suite de leur composition qualitative et intensive.

Cette conclusion a trouvé son expression surtout dans deux opinions, qui ont été émises sur l'essence des sentiments et qui indiquent en même temps les degrés extrêmes les plus remarquables, entre lesquels a oscillé cette question de la théorie des sentiments. Selon la première de ces opinions, les sentiments seraient des affections immédiates de l'âme occasionnées par la sensation ; la deuxième opinion essaie de les ramener au rapport réciproque des sensations ou des représentations. La première hypothèse, qui d'Aristote à Kant et aux modernes a, pour adhérents, la plupart des psychologues observateurs, met à la place du concept empirique de conscience le concept métaphysique de l'àrae. Mais, notre expérience ne nous dit rien du plaisir et de la douleur de l'âme. Par notre expérience, nous connaissons seulement des états de notre conscience ; et c'est ainsi que nous percevons le plaisir sensoriel, comme étant une affection immédiate de la conscience, occasionnée par la sensation. Des formes plus complexes du sentiment, soit celles de l'impression esthétique (auxquelles ont amené les observations faites sur l'harmonie et la dysharmonie de sons simultanés), soit les mouve-

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