‹ Eléments de psychologie physiologiqueChapitre 194 sur 204 · Hegel, Encyklopddief lU. Œuvres compl. t. Vil, p. 1Q · texte numérisé non relu

Hegel, Encyklopddief lU. Œuvres compl. t. Vil, p. 1Q

originelle, que Leibniz avait donnée à la conception du sentiment, conception tirée de la théorie de la connaissance, disparût de nouveau. Wolff avait simplement défini le plaisir la connaissance intuitive d'une perfection quelconque vraie ou imaginaire; le déplaisir, le contraire de celte connaissance (1); et, c'est sur ce fondement, qu'il a basé sa définition des affections (afiectus^ (2). Ces idées restèrent prépondérantes dans Técole Wolfifienne, jusqu'au moment où Kant assigna une place indépendante à la faculté du sentiment ; c'est pourquoi, dans les descriptions psychologiques postérieures à Kant, celte opinion, que nous verrons tout à l'heure classée, comme étant la troisième, devint dominante. Néanmoins, l'opinion empruntée à la théorie de la connaissance, influence encore partiellement les descriplions ultérieures. Ainsi, lorsque Kant lui-même nomme le plaisir un sentiment d'excitation favorable de la vie, la douleur un sentiment d'arrêt de la vie (3), la pensée se porte naturellement vers une connaissance obscure ; car, la connaissance est seule capable de nous apprendre quelque chose au sujet du fait suivant, à savoir si la vie est favorablement excitée ou retardée, arrêtée ; et cette révolution est encore plus nettement accomplie, quand par exemple Lotze, modifiant ainsi la définition de Kant^ déclare rapporter le sentiment à une appréciation inconsciente de l'harmonie excitée favorablement ou troublée des fonctions de la vie (lit). Cette idée a de l'analogie, surtout avec celle qui est adoptée par les auteurs des traités de physiologie; en effet, d'après ces derniers, le sentiment serait un mode de sentir ou de représenter, provenant de la composition des irritants et delà forme de propagation des nerfs, mode qui est donc inhérent à certaines sensations et représentations, tandis que d'autres en sont exemptes ("5). Cette opinion s'est visiblement développée, sous l'influence de la théorie de la sensibilité générale qui règne en physiologie. Très-souvent, à l'exemple de Ë.-H. Weber, la sensibilité générale, par conséquent le sentiment sensoriel, qui se lie aux sensations organiques, était considéré comme la

i. Wolff, Psychologia empirica, S 811, 518. 9. Ibid. S 603 et suiy.

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