‹ Eléments de psychologie physiologiqueChapitre 195 sur 204 · Kant, Anthropologie , p · texte numérisé non relu

Kant, Anthropologie , p

4. Lotze, Àllgemeine Pathologie, p. 187, et art. « Seele » in Handwôrterb. de Wagner, III, p. 191. Plus tard, Lotze a rejeté cette relation, qu'il faisait remonter à un acte d'intelligence inconsciente, et u a déterminé le sentiment, comme étant simplement une excitation favorable ou uue perturbation occasionnée par Tirritant. (Medieinische Psychologie, p. 234.) Par conséquent, sa manière de voir se rapproche d'une modification de la théorie Kantienne, que représente W. Hamilton {Lectures on metaphysics, K" édit. vol. il, p 444) et à laquelle se rattache, sous une forme un peu différente, Léon Dumont (Théorie scientifique de la sensibilité. Paris 1875). D'ailleurs, quant aux sentiments sensoriels, Lotze établit encore cette autre hypothèse : ils sont basés sur un processus nerveux particulier qui engendre le sentiment (loc. cit. p. 247). Les données expérimentales, qu'il invoque à l'appui de son opinion (p. 250), sont expliquées, en majeure partie, par les phénomènes de l'analgésie, que nous avons étudiés dans la section précédente (p. 124).

5. Domrich, Die psychischen Zustande. iéna 1849, p. 163. — Hagen, Psychologische Vntersuchungen. Bruns-wick 1847, p. 59. Les idées de A. Bain sur les sentiments ont la plus grande affinité avec celles de ces deux auteurs.

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forme 1* plus rëpandae du sentir, qui est effsotaée par tontes les parties ponr- ▼nés de nerfs sensttifs, taudis que senlement certains nerfs seraient, parfois, aptes à produire des sensations sensorielles spécifiques (i). La plupart des psychologues modernes se sont ralliés à cette conception de la sensibilité générale ; mais, dans ce cas^ ils ont fréquemment invoqué, d'une façon plus ou moins explicite, les perceptions confuses de Liebniz, puisque dans leurs descriptions la sensibilité générale est une conscience immédiate de notre propre mouvement et de notre manière d'être (S), tantôt la somme d'un certain nombre de petites sensations (3), tantôt enfin une lutte de sensations innombrables, qui veulent pénétrer dans la conscience (4). Voici finalement une opinion exposée par moi, il y a longtemps, et rentrant partiellemetU dans celle de la théorie de la connaissance : le sentiment doit toujours reposer sur un procédé de conclusion inconscient, par lequel la modification de notre état interne, qui est provoquée par les sensations ou les représentations^ est déterminée, comme étant une modification subjective (5). Par conséquent, les sentiments sensoriels sont les compléments subjectifs des sensations simples : la partie de ces sensa* tions, que nous rapportons aux irritants extérieurs, devient sensation objective ; ce que nous ramenons à une modification de notre propre état, devient sentiment; la distinction totale appartient donc à la conscience de soi-même développée ou adulte ; et, pour la conscience primitive, sensation et sentiment doivent ôire inséparables et coïncider. On reproche généralement à l'opinion empruntée à la théorie de la connaissance (et cette objection est décisive), de ne chercher la cause objective des sentiments, qu'afin de la transférer ensuite dans l'essence primitive du sentiment. Quand Wolff, par exemple, appelle le plaisir une connaissance intuitive de la perfection, il a, le premier, déterminé ce qui est objectivement agréable^ comme étant le parfait ; ce qui, soit dit en passant, implique en soi cette autre confusion d'un concept sensoriel et éthique, d'où alors, le sentiment consisterait dans une espèce de connaissance, quoique obscure, de ce concept. Évidemment, dans ce cas. Tordre réel du processus est renversé : le sentiment est assurément quelque chose de plus primitif, que le concept de l'agréable ou du désagréable ; il est vraisemblable, que le sentiment a servi, le premier, de guide, pour concevoir ce concept ; mais il n'est nullement probable, que le sentiment émane, résulte du concept.

i. E. H. Weber, lastsintmnd GemeingefùM, in HandtoôrterbA.Physiol I!T,p.M«. — J. MQller, qui avait réuni tous les sentiments de la sensibilité générale avec le sens 'de la sensibilité cutanée, représente essentieUementlamôme opinion.(irand&. d. Physiot. II, CoblenU 1840, p. 275.) *. . .

2. George, IHe fûnfSinne. Berlin 1846, d. U et Uhrbuch der Psyehologte. Berlin 1854, p. 231. La théorie de Trendelenburg, de la conscience immédiate des mouvements musculaires {Logischê Untersuehungen, 2* édit. I, p. 235), est analogue à celle de George.

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