FORMES DES ÉLÉMENTS DU XISSU NERVEUX
origine aux cellules; il est cependant probable, qu'en général plusieurs filets nerveux naissent d'une cellule nerveuse. Plusieurs de ces prolongements sont si ténus, si délicats, qu'après les avoir facilement arrachés, ils ne laissent pas la moindre trace au lieu de leur implantation.
Les filets nerveux ne varient pas moins, dans la composition de leur forme, que les cellules nerveuses (Fig. 13). La plus grande partie des
Fi«. 13. FilaU nerrenx. a Filet Derreax cérébro-spinal avec gaioes primiliTe, luéduUaire cl aa ejlindre-aza large. ^ Filet analogue, dont le fil de l'axe a été coagalé par le collodion. c Filet ■errenx du sympathique, sans gaine médullaire, délicatement strié à rintérieor et ayant une gaine primitÎTe, garnie de noyaax- d Origine centrale d'un filet nerveax ; e sa terminaison périphérique (ramifications d'nn filet nerveux cutané).
filets nerveux cérébro-spinaux des vertébrés présente trois éléments prindpanx : l^ un fil cylindrique placé à leur centre : le cylindre-axe ; 2« une substance, qui enveloppe celui-ci et se sépare après la mort, en masses bosselées, par suite d'un processus de décomposition : la gaine méduh laire; et enfin Z^ la gaine primitive deSchwann. De ces trois éléments constituants, le cylindre-axe est seul essentiel. Plusieurs filets nerveux, peut-être le plus grand nombre, apparaissent comme des eylindres-axes, sans enveloppe et proviennent des cellules centrales. Ce n^est que plus loin, qu'ils sont entourés par la gaine médullaire et, généralement dans une partie plus éloignée encore de leur trajet, qu'ils sont revêtus de la gaine primitive de Schwann. La plupart des filets nerveux centraux possèdent bien une gaine médullaire, mais point de gaine de Schwann ; très-souvent, la gaine médullaire cesse dans la substance grise (Fig. 13 d). D'autres fois, surtout dans les terminaisons périphériques et le système du grand sympathique, le cylindre-axe est directement entouré, sans moelle intermédiaire, par la gaine primitive, remplie de noyaux (c). Les filets nerveux des invertébrés ont ordinairement la même structure. Les organes périphériques des extrémités ne contiennent, le plus souvent» comme rameaux terminaux nerveux, que des filets encore grêles de l'axe, qui se ramifient en bouquets ou en réseau (e).
STHICTURË DU SYSTëMK Nfe;HVEUX.
De ces trois éléments principaux du ûlet nerveux, les deux internes» la gaine médullaire et le cylindre-axe, ont une structure complexe. Si Ton suit un filet nerveux sur une grande étendue de son parcours, la moelle ne recouvre pas d'une façon continue le fil de Taxe; mais, grâce aux étranglements de la gaine primitive, qui se répètent à des distances assez régulières, la moelle se divise en segments cylindriques, séparés par des cloisons transversales , et comme chacun de ces segments ne renferme dans son enveloppe, qu'tin noyau cellulaire, ces segments semblent correspondre aux cellules qui, par leur adhérence, ont donné naissance au filet nerveux lout entier (Fig. 14). A Pintérieur d*un segment de filet, ainsi limité par deux anneaux transversaux (r), la moelle n*est pas libre entre la gaine primi- ^ tive et le cylindre-axe ; elle est isolée de ces deux éléi ments par des enveloppes spéciales, Tune externe, * l'autre interne {h et i), qui, probablement, se mêlent ensemble dans les anneaux transversaux (1). De plus, sur toute la longueur du filet, entre la moelle, des prolongements unissants vont de Tenveloppe externe à Penveloppe interne. Tout ce système d'enveloppement, qui a probablement pour fonction d'empêcher la moelle de se réunir, n'est pas formé par du tissu Fig. 14. Schéma re coujouctif. D'après les réactious microchimiques, il préseoiant la stru- gg^ constitué par uue substauce analogue au tissu épi-
clure d'un filet ner- ,,,.,, *^ ,, , ? « »
Teax à myéline, thélial et S appelle, par conséquent, la gaine cornée iJdlel^'^^^'tde d® •* moelle (2). Tandis que la gaine médullaire se schwaon ; rr ses diviso ainsi en parties distinctes, le cylindre-axe che-
etranglemeau. h , . . .. ^ , • ^ j» • • a j
Gaine cornée ex. miue^ saus interruption, entre le pomt d origme et de terne; f interne, terminaison du filet. Il est composé de nombreuses fibrilles primitives^ qui, en beaucoup d'endroits, surtout vers ses points d'origine empruntés aux cellules nerveuses, lui communiquent un aspect finement strié (3). Dans les divisions du cylindre-axe, mentionnées précédemment et qui ont lieu à l'expansion périphérique des nerfs, les fibrilles primitives, qui le composent, se séparent donc en divers faisceaux.
1. Ranvier, Leçons sur l'histologie du système nerveux, 1. 1, p. 93. Paris 1878.
2. Ewold et Kahne, Verhandl. des naturhist,—med,\ereins zu Heidetberg, n. 8 .1, p. 5. —Th. Rumpf, Untersuchungen aus dem pkysioL InsUlui der Universitài Heidtlberg, II, p. i3i et suiv. Heidelber? 1878.
3. Max Schultze, Stricker's Gewebelehre, p. 108. Leipzig. 1871.