Ecker, Archiv f. Anihrop, vol. 3, p
mois et examines-les par en haut : on* voit alors, que la partie, qui s'étend da sillon central en arrière^ s'accroît à peu près nniformëment dans son diamètre transversal et longitudinal, tandis que la portion frontale du cervean gagne plus en largeur, qu'en longueur (4, 5). Le lobe temporal éprouve une modification analogue ; sa pointe antérieure, sur un fœtus de six mois, atteint presque le bord du lobe frontal, renversé en bas ; mais il est encore si grêle, que la fosse de Sylvias est largement ouverte. Dans les mois suivants, cette fosse se convertit en fente, car le lobe temporal croît surtout en hauteur, et, relativement peu, en longueur. Ces modiflcations^ dont nous venons de parler, coïncident exactement avec le développement du second système de plis, des sillons longitudinaux. Le cerveau frontal croissant principalement en largeur, les circonvolutions frontales prendront surtout la direction longitudinale. Le lobe temporal croît extrêmement vite en hauteur ; aussi, les plis, qui s'y forment, se dirigeront d'arrière en avant, dans le sens de l'arc courbé autour de la scissure de Sylvius. Sur les deux parties de la surface cérébrale, non seulement les plis, nouvellement formés, suivent cette direction, mais même quelques sillons, qui sont radiaires au début, deviennent plus tard longitudinaux et infléchis en arc. Ainsi, le sillon central lui-même prend une position oblique (9 et s) ; le sillon frontal inférieur et le sillon temporal supérieur sont, au sixième mois, radiaires ou transversaux ; et, grâce au changement de direction, qu'ils éprouvent, ils rentrent dans le système des sillons longitudinaux (fi, L^), Tout autre est l'arrangement de la partie de surface cérébrale, située entre le sillon central et la pointe occipitale. Dans ce cas, les sillons transversaux gardent généralement leur direction primitive, tandis qu'il gagnent en profondeur et extension ; ce n'est que vers le lobe temporal, qu'ils prennent graduellement le sens longitudinal (1).
La résistance de la capsule crânienne doit produire un effet opposé à l'accroissement du cerveau. Elle se révèle, probablement, dès la fin de la vie embryonnaire et après l'accouchement, au moment, où se constitue la forme, que gardera définitivement le crâne. Mais elle se manifeste principalement, par suite de l'accroissement à divers degrés, que subissent les os, le long des sutures, et de l'occlusion successive de ces sutures. Si le cerveau, en évoluant, rencontre une résistance extérienre de ce genre, il présentera des plis, qui suivront la direction, où la résistance est au minimum. Donc, dans les crânes dolichocéphales, les sillons seront particulièrement longitudinaux d'avant en arrière ; dans les crânes brachycéphales, ils seront transversaux. En effet, L. Meyer (2) et Rûdinger (3) ont démontré l'existence d'une connexion de ce genre entre la
1. Le seul sillon, faisant Ici exception, est l'interpariétal (p) qui, plus tard, s.^pare les circonvolutions arquées pariétales du coin et de Tayant-coin (voir fig. 48).
«. CentralbL /. die medi. Wissensch. 1876. N-43. ^ ., ,..
3. Rûdinger, Ueberdie Unterschiededer Grosshtmwtndungennachdem Gescfdecht fretm Fœtus und Neugeborenen. Munich 1877. p. 5 et suiv.
direction prédominante des circonyohitions et la forme du crâne. Le véritable plissement d*im cerveau donné sera naturellement et constamment la résultante de ces deux effets, des tensions spontanées d'accroissement et des résistances extérieures; les premiers se manifesteraient spécialement dans les sillons primitifs, et les autres, dans les modifications, qui s'y joignent «Itérieurement.